24.6.06

De quoi faut il être fier ?

Et revoilà le défilé annuel des grandes marches de printemps dans les grandes capitales Européennes. La marche des fiertés anciennement Gaypride. Fierté, de quoi faut il être fier ? je me demande bien. La sexualité serait elle une fierté ou une honte ?
J'ai rêvé d'un grand défilé avec des millions de gens debout sur des chars qui défilent en plein Paris sur des musiques endiablées pour défendre une sexualité, un loisir tel le tricot ou les maquettes en allumettes...
Je ne dis pas "fontaine..." mais j'ai du mal à comprendre l'intérêt et le but de cette manifestation. Est ce pour faire la fête, faire évoluer les mentalités, provoquer et choquer les âmes sensibles, s'exhiber, faire passer des messages socio-politiques, se regrouper entre minorités autour d'un même thème... ? que sais je encore.
Cette année, à un an de la Présidentielle Française, la fête semble être récupérée par quelques candidats potentiels (plus à gauche qu'à droite d'ailleurs) visant là un électorat minoritaire mais assez influant.
Depuis longtemps déjà j'imagine une grande fête au parc des expos de Paris ou bien au Bourget, sur un lieu fixe mais ouvert aux sympathisants, curieux et autres journalistes mais sur un site fixe où l'on vivrait la fête sans provoquer ni choquer. Je ne suis pas du tout adepte de défilé sous les fenêtres de gens qui n'ont rien demandé à personne et ne sont pas forcément acquis à la cause. Je ne suis pas fan du communautarisme non plus mais c'est aussi lors de cet évènement que l'on peut prendre confiance en soi, se sentir moins seul, rassuré, qu'on peut parler de ses difficultés, qu'il y a une entraide inter-génération ou inter-géographique. L'expérience des uns ressemblent bien souvent à l'expérience des autres. L'insoucience de la jeunesse se confronte à la maturité des plus anciens, pourtant jeunes et vieux ont souvent un mal vivre dans leurs lieux de vie avant d'accepter d'en parler simplement. Alors oui à la fête mais non sans un certain but et une certaine organisation
Et puis ce combat actuel contre l'homophobie est justifié mais depuis le PACS d'autres thèmes arrivent : améliorer le PACS, avoir droit au mariage et par conséquent au divorce (des candidat(e)s nous le promettent déjà contre le bon bulletin dans l'urne en 2007), l'adoption... Le droit à la différence se transforme en droit à la ressemblance et deviendra vite le droit à l'indifférence. Une fois ce "combat" gagné pour le mariage et l'adoption que restera t il comme combat à mener ? sera-ce la mort de la marche des fiertés ? Il n'y aura plus de différences (ou presque) les gens naîtront, travailleront, se marieront avec l'un ou l'autre sexe, procréerons ou adopterons, vieilliront, seront malade et puis disparaitront dans l'oubli et l'indifférence.
Etre fier aujourd'hui avant l'oubli de demain... marchons ce 24 juin la tête haute.

14.6.06

Allez les Bleus.

Voilà que le syndrome Aimé JACQUET revient en force. En 98 la presse déchainée suivie par les supporters avait assassinée l'équipe de France et son entraineur avant même que les artistes entrent en scène. Ce matin j'entends la journaliste de RTL dire "Incroyable, les bleus sont contents de leur match" et un supporter commenter à la sortie du match France-Suisse "Il faut que Domeneque démissionne".
Les Français sont comme toujours, donneurs de leçon et défaitistes. Ils ont la mémoire courte et brisent l'espoir avant même le début de la compétition. Durant un mois (peut être moins), la France va se fédérer autour de son grand sport national tout comme en 98, une France BBB, Black, Blanc, Beur. Out les grippes aviaires, les affaires politico-énconomiques, les Présidentielles 2007... la France va vivre pour le foot mais pour le moment elle vit contre le foot. Ceux là même qui assassinent les Bleus avant même qu'ils soient entrés sur le terrain ont jugé Jacquet et les Champions du monde en 98 ; pourtant ce sont les mêmes qui étaient sur les Champs Elysées pour aduler les gagnants. Ca ne leur a pas servit de leçon, ils commettent à nouveau la même erreur, condamner avant l'action.
La France n'a pas perdu hier, qu'on se le dise. Qui sont ils ceux qui semblent croire qu'il est facile de courrir pendant une heure trente sous un soleil de plomb et une chaleur à plus de 35 degrés. Ils ne méritent pas de partager la joie de la victoire.

6.6.06

Paris prairie, j'ai vu les vaches rue Matignon.

Après Monaco, Bruxelles, Londres... les vaches paissent à Paris. Etrange rencontre à deux pas de l'Elysée.

3.6.06

Quand la musique est bonne.

Il m'aura fallu aller jusqu'en Allemagne pour découvrir un jeune artiste aux tendances adolescentes qui a une voix déjà bien mûre. Un style bien particulier pour un jeune de son age, un mélange funck-rock-jazz aux consonnances cuivrées. Un style fort sympathique à écouter sans modération.
Jamie Culum dont j'ignorais l'existence, est un jeune artiste anglais de 26 ans. Sa musique est pourtant bien présente en France (cf pub télé Ford Focus). A l'heure ou ses contemporains chantent du rap, se trémoussent sur de l'électro, ou slam sur des textes de néo-poésie, ce jeune artiste se frotte à un répertoire plus apparenté à un mélange de musique jazz rappelant les grandes heures de gloire du jazz américain d'après guerre. Un style dynamique, positif, entrainant et à la fois doux et apaisant. Une nouvelle star.
Et puis pour les fans de grands orchestres big band, de cuivre, de voix de miel, un big band d'un soir qui perdure finallement. Big band d'1 soir est un orchestre de professionnels que j'ai eu le privilège d'entendre en live. Impressionnant par sa puissance sonore, il interprètte divers styles dont un qui m'a séduit plus particulièrement, un répertoire funck. Mais il ne se limite pas à cela, il explore aussi les grands standards du jazz, les bossa-novas, les salsas... Je suis resté schotché au fond de mon fauteuil en entendant ces quelques 40 musiciens jouer ensemble et se répondre entre les divers pupitres, cuivres, sax, rythmique.

24.5.06

La raison du plus fort.

Hé oui, la nouvelle règle du jeu Nouvelle Star est arrivée. Tel est pris qui croyait prendre. Après le 4ème joker pour "Qui veut gagner des millions", c'est un nouveau concept qu'M6 nous propose. Enfin M6, c'est plutôt l'animateur du jeu qui est pris à son propre piège. Ce cher Benjamin Castaldi a voulu être plus royaliste que le roi en remettant sa démission de façon peu courtoise, par huissier interposé (ce n'était pas Maitre NADJAR qui a déjà fort à faire pour compter les voix des candidats). Avec une proposition pour retrouver sa douce Flavie sur TF1 et un triplement de son cachet, il pensait achever tout naturellement la saison 2006 de la Nouvelle Star. Et bien non, M6 lui a signifié sur le champs la fin de sa présence à l'antenne. C'est Virginie Efira qui a 29 ans hérite d'une belle place. Espérons qu'elle n'oubliera pas d'où elle vient comme "Benji" qui a oublié Drucker, Signoret, Montand et tous les autres.
Et le jury de la Nouvelle Star, qu'en pense t il ? Est il solidaire avec le présentateur aux calembours douteux ? fera t il un geste de soutien ?
Une chose est sûre, pour sortir Benjamin, tapez M6 !

J'ai laissé ma porte grande ouverte.

Une question me taraude l'esprit depuis 8 jours : faut il poursuivre ce blog, et si oui sous quelle forme ? Me voici "outé" (mon Dieu que je n'aime pas ce vilain mot) bien malgré moi. Un moteur de recherche, 2 ou 3 mots et un post bien ciblé fait apparaître mon blog en 3 ème position. "C'est le jeu ma pauvre Lucette" pourrait on dire.
Tout a commencé au soir du 26 novembre 2004. Je ne pensais pas arriver jusque là. Mes journaux précédents n'ayant tenu que quelques mois ou semaines. Ecrire pour se raconter n'est pas un problème, écrire en sachant qu'on va être lu peut le devenir, surtout si on connait le lecteur. Rien ne m'y oblige, rien ne m'en empêche. J'assume donc mes écrits, ils seront sans doute un peu plus freiné, moins spontané, du moins pour quelques temps. Je ne me sens pas trahis, ni jugé.
J'ai ouvert une porte il y a 18 mois environ, montrant ainsi mon intérieur. Les gens passents, certains s'arrêtent, regardent, scrutent, espionnent, entrent, souvent des inconnus, souvent...
Je me demande comment fait ce cher Sevran pour écrire un journal et doser son intimité. Je sais qu'il est lu et relu avant parution mais la ligne rouge est souvent difficile à situer.
Je découvre d'ailleurs ce matin un post d'un "site-blog" que je cotoie de temps à autre, où son auteur adopte un style Sevranesque. Il me surprend agréablement par un style que je ne connaissais pas chez lui.
Bref, je me laisse du temps et ne prends aucune décision sur l'avenir de ce blog, la désicion s'imposera d'elle-même.

17.5.06

17 mai 1997 - 17 mai 2006

Neuf années me séparent du bureau de mon Notaire. J'avais 25 ans, j'étais seul dans ce bureau avec deux Notaires, celui qui était chargé de la vente et celui que j'avais choisi pour m'accompagner dans l'acte certainement le plus important que je fasse jusqu'alors. La vendresse était absente, je ne l'ai jamais vu. Le bureau était ancien, dans une vieille bâtisse bourgeoise, chargé de bois. Une ambiance particulière comme on les imagine dans les livres ou les films sauf que l'occupant des lieux était un tout jeune notaire aimable et amicale, pas du tout l'image du vieu rond de cuir habituel.
Quelques signatures par ci par là et il m'a remis un trousseau de 5 clés, celles d'une petite maison de ville. Je n'imaginais pas encore le travail que cela représenterait pour la rénover mais quel plaisir de se sentir libre et indépendant. J'avais encore beaucoup d'illusions sur mon avenir, des souvenirs qui font sourire. Neuf ans après la vie est bien différente de celle que j'imaginais à l'époque mais je n'ai aucun regret sur cette acquisition, mon petit chez moi.

9.5.06

On regardait la télé le dimanche.

Ca a commencé mercredi dernier, jour de marché dans ma ville. Ils étaient là, discrets avec leurs micros et leurs caméras. Enfin discret, dans une ville paisible de 11 000 âmes, les journalistes ne restent jamais inaperçus. Ils sont venus en repérage, pour effectuer un petit reportage rapide sur la ville, ses citoyens, l'église qui fête ses 50 ans, un film d'une minute trente au plus qui passera en début d'émission. Puis l'artillerie lourde est arrivée dès vendredi, des gros camions, bien propres, bien blancs, avec de gros logos "SFP". Le parking cirulaire autour de cette église ronde leur a été totalement réservé.
La journée de samedi a été consacrée à l'installation des quelques tonnes de matériel, caméras, projecteurs, échaffaudages, micros et quelques kilomètres de cables. De l'animation au sein de la ville qui a permis à certains de mettre les pieds dans l'église pour la première fois, juste par curiosité.
L'après midi a été consacrée aux répétitions, avec 50 minutes de programme dans un quasi-direct (un différé de 30 secondes est prévu justement pour les imprévus) ne laisse pas la place à l'improvisation. Alors il a fallu couper dans des textes, des chants, des déplacements pour tenir le temps d'antenne prévu.
La messe télévisée n'est en fait qu'un immense spectacle réglé à la seconde prêt, l'une des plus ancienne émission du PAF, toujours en direct. La voici pour la première fois dans l'église d'Yvetot qui fête ses 50 ans, construite en 1956 après le bombardement de la précédente en 1942. Originale, ronde, dotée de la plus grande verrière en Europe réalisée par Max Ingrand, elle est royale et rayonnante par jour de grand soleil. Il était bien là dimanche matin pour faire briller de mille feux ces vitraux flamboyant ou règne un Christ en croix mais surtout un Christ en gloire.
Arrive en fin de journée une oreille énorme, une parabole qui assurera la retransmission via sattelite vers la régie finale de France 2 à Paris.
Me voici, dimanche matin, devant la télé pour regarder, une fois n'est pas coutume, la messe à la télé. J'avoue ne pas m'être mis à prier, juste spectateur pour admirer l'église où je fus autrefois enfant de choeur. Je regarde tous ces visages connus, d'autres moins, parfois venus de très loin pour participer à l'évènement, avoir le privilège d'être filmé, de passer à la télé, la messe serait-elle la nouvelle émission de télé réalité ?
11h50, générique de fin, le timing a été respecté, j'apprendrai plus tard que le grand producteur parisien de l'affaire a aussitôt appelé le réalisateur pour le féliciter sur cette très bonne prestation. Il y a de l'animation à la sortie de la messe, une heure après il reste encore des "fidèles" un verre à la main sur le parvis, à papoter et à refaire la cérémonie. Les techniciens s'affairent pour tout remballer. Certains demain seront sur une compétition sportive, d'autres sur un enregistrement du grand Cabaret de Patrick Sébastien, il faut être souple et s'adapter.
La ville se rendort paisiblement, il fait beau, le désert regagne le centre ville, les repas sont animés dans les chaumières, les magnétoscopes et autres lecteurs DVD tournent à plein régime.
On regardait la télé le dimanche.

5.5.06

"J'ai fait les valises dans mon coeur..."

Il y a des textes terriblement bien écrit, des mots qui résonnent, des phrases que l'on ne veut pas oublier.
Merci à Bleuduciel pour ces mots si simples mais qui en disent si long...

Je débarrasse la table, je fais le lit de Grand-père qui se laisse doucement mourir. Grand-père dit Quand ta Mamie est partie, j’ai fait mes valises dans mon coeur, maintenant j’attends le dernier train mais j’ai perdu les horaires. Chaque jour, je vais voir si le dernier train de Grand-père est passé. Le mercredi après-midi, c’est grand ménage, Grand-père est au café pour le turf, la maison sent le propre, le soleil brille sur le carrelage. Il y a une odeur de propre dans la cuisine, comme si Grand-mère essuyait la vaisselle en chantant. Je reçois une pièce de cinq francs de Grand-père, mon salaire d’éveillé. Grand-père m’offre une tirelire en forme de chien, avec œil au beurre noir et pelage d’ours blanc. Lorsque la tirelire sera pleine, je m’achèterai un sourire, celui que je porterai chaque jour et qui fera rester les garçons dans ma chambre. Si j’étais né avec un sourire tout prêt, sans bonnes notes en géographie et sans ménages, j’aurais souri mais je n’aurais pas écrit. A présent je fais les deux, je suis devenu complet, barré de céréales. Mon sourire n’est pas à vendre, je le donne sans recompter mes dents ; ils sourient, je suis l’invité de leur tirelire.
Pour Mathieu.

3.5.06

Flash back.

C'était il y a 18 mois. Une éternité. Je faisais la connaissance de Cédric. Ca n'allait pas bien, ça ne tournait pas rond. J'étais dans le doute, l'incompréhension, le rejet, la blessure au coeur d'une amitié, enfin ce que je considère comme une amitié (même au présent). Cédric a été écoutant, pour moi, l'inconnu d'un soir, il m'a aidé pour me relever et avancer.
Je n'aime pas les retours en arrière, relire ce que j'ai écrit sur ce blog, les retours font souffrir, inutilement. Pourtant je relis quelques passages du blog de Cédric car je trouve que son style a changé depuis l'origine. Il en est conscient, nous en avons parlé. Les temps changent, nous grandissons, nos souffrances sont atténuées par de nouvelles, nos écrits remplacent ceux d'hier, plus mûrs, plus réfléchis. Nous allons à l'essentiel, plus détaché, plus autonome, plus responsable, plus raison-nable.
Ils sont loin les petits garçons qui gémissent dans le noir.

20.4.06

Haine autour d'un meurtre.

Hallucinant ce petit blog mis en place suite à la mort de Joe, jeune Belge de 17 ans qui ne demandait qu'à écouter de la musique sur son MP3 en plein coeur de Bruxelles dans la gare centrale. C'était il y a quelques jours, en pleine heure de pointe, personne n'a rien (pu) fait(re). On se révolte, on s'en fout, on se dit que c'était un frère, un fils, un étranger, qu'il était blanc, que les choses auraient été différentes s'il avait été coloré, immigré, religionnisé...
Un blog a été ouvert par un membre de la famille, sorte de registre de condoléance que l'on trouve au fond des églises lors des inhumations. On y laisse habituellement des formules bateaux pour dire sa peine, sa compassion, combien le défunt nous manque, que l'on pense à ses proches, qu'il était si jeune, si parfait, que la maladie et la vie ne sont pas tendres, qu'il ne faudra pas l'oublier, qu'on garde nos meilleurs souvenirs partagés...
Et en lisant ce blog qui semble faire grand bruit sur la toile Belge depuis quelques jours, qu'elle n'est pas ma surprise d'y découvrir un "débat" pseudo-politico-socialo-racial où les insultes, les attaques gratuites, les expressions haineuses des minorités majoritaires fusent de façon déraisonnées.
Je ne parle pas du style, de l'orthographe, de la sémantique, du sms-télégraphic-style qui doit faire hurler Sevran, Pivot et toute l'académie Française.
Moralité il vaut mieux mourir discrétement dans le désert qu'en pleine heure de pointe en gare de Bruxelles.

18.4.06

Et c'est le temps qui court.

Mon cadeau de Noël n'arrivera qu'en Août. Stéphane et Laurence me tannent sans cesse pour savoir quand je serai libre pour aller à Barcelone. Mai semlait un bon compromis mais finalement les congés et les prix des vols semblent ne pas convenir. L'été sera une meilleure période, plus chaude, plus ensoleillée, plus reposante.
Déjà 4 ans que je travaille au quotidien avec Daniel, ce méridional au charme innocent. Il obtient enfin ce qu'il attend bien que je doute qu'au fond de lui ce soit son choix de rêve. Mais il veut partir, n'importe où, juste partir. Il me manquera. Ses petits sauts d'humeur aussi, mais surtout son charme. Il a su me séduire en 4 années, je ne l'oublierai pas.
Je découvre avec grand plaisir il y a quelques jours, un nouveau message de Ludovic dans ma boite email. Mon plaisir est un peu terni par le contenu du message. Ludovic ne semble pas au meilleur de sa forme, une santé qui se dégrade au fil du temps, la médecine ne semble pas tout expliquer. Avec la meilleure volonté du monde je ne peux l'aider et de toute façon il refuserait. J'attends de le revoir.
Je dois revenir en Belgique mais je ne sais quand. Je vais déjà passer 8 jours en Allemagne un peu contre mon gré mais la découverte d'Hannovre aura du bon j'en suis sûr. Et je dois retourner bientôt aussi à Annemasse près de la Suisse. Espagne, Suisse, Allemagne, Belgique, me voilà bien Européen cette année.
Déjà deux ans que Laurence a rencontré pas tout à fait par hasard ce fameux Pascal. Un garçon que certains entremetteurs ont voulu jetter dans ses bras. Il faut du temps à plus de trente ans pour se déclarer, pour se dévoiler. On a des peurs que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je reste persuadé que Laurence s'est fait un film, qu'elle a voulu voir chez ce garçon ce que d'autres imaginaient pour elle. Le garçon lui a avoué le week end dernier qu'il n'a pas les sentiments qu'elle croyait lire en lui. Terrible déception. Il lui faudra cetainement beaucoup de temps pour se laisser apprivoiser. J'en veux à ceux qui ont manigancé ce traquenard, qui sont loin d'ici, idéallise et ne mesurent pas le mal qu'ils font. Qu'ils s'occupent de leurs propres maux avant d'aller compliquer la vie des autres. Ils n'ont pas de leçon à donner.
Maman s'en va tout doucement. Le plus dur reste à venir. Il me vient de plus en plus à l'esprit les inombrables démarches qu'il faudra faire après son départ. Je vivrai avec des regrets. Des regrets de ne pas l'avoir suffisament fait parler, sur elle, son enfance, la guerre, son couple, sa fierté pour ses enfants... Elle me manque déjà.
Et finallement après bien des années, nos rêves ne sont plus ceux d'un enfant. Et c'est le temps qui court.

8.4.06

Benabar à un truc.

Retour hier au Zenith pour un nouveau concert avec Benabar. Découverte d'un tout jeune artiste en première partie, Renan LUCE, jeune chanteur à texte avec des histoires qui m'ont bien fait sourire.
Puis s'en sont suivies deux heures d'un show extraordinaire. Benabar à un truc, pas une baguette magique juste un barbatruc bien à lui pour mettre le feu. Le public est plutôt franco-français et de tout age. Un Zenith plein comme un oeuf, 7 000 personnes entre gradins et fosse, un véritable marée humaine mise en lumière par intermittence pour le dialogue avec l'artiste. Neuf musiciens pour l'accompagner, jouer, chanter, danser, des artistes complets que Benabar n'hesite pas à présenter à plusieurs reprises, conscient que l'artiste sans ses partenaires et sans son public n'existe pas. Je me demande juste qui peut bien être sa Celestine.

Je ne connaissais pas l'univers Benabar, juste quelques titres entendu ici ou là mais j'avais entendu parlé de sa folie scénique, ses courses sur le plateau, ses sauts et ses pas déhanchés... sans aucun contexte c'est un show man qui répond aux plusieurs rappels, qui tient deux heures avec 100 % de chansons Françaises et qui déplacent les foules. Il est jeune, hors norme, s'adresse à un public particulier, des enfants aux grands-parents, chante en Français, a des textes positifs, bouge et saute partout, communie avec son public... Incontestablement Benabar à un truc.

7.4.06

On dira de Bush : il est passé par là.

Etonnant ce clip qui passe en boucle depuis quelques jours sur TF1. Impressionant la façon dont James Blunt vit et interprète cette composition qu'il aurait écrit quand il était soldat au Kosovo. Il se dégage sur son visage derrière son piano une émotion incroyable, une souffrance inimaginable. Les "Nouvelles stars" et autre "Star academy" n'ont qu'à bien se tenir.
Je vous laisse vous imprégner de son texte et d'une traduction faite par Tidus (Merci à toi).

"There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
Tears drying on their face.
He has been here.
Brothers lie in shallow graves.
Fathers lost without a trace.
A nation blind to their disgrace,
Since he been here.



Il y a des enfants ici,
Les bras tendus vers le ciel,
Des larmes séchant sur leurs visages.
Il est passé par là.
Des frères reposent dans leurs tombes.
Des pères perdus sans une trace.
Une nation aveuglée par sa disgrâce,
Depuis qu'il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure, dans vos yeux, plus aucune.
Seulement du désespoir.


Houses burnt beyond repair.
The smell of death is in the air.
A woman weeping in despair says,
He has been here.
Tracer lighting up the sky.
It's another families‚ turn to die.
A child afraid to even cry out says,
He has been here.

Des maîsons brûlées irréparables.
Une ôdeur de mort flotte dans l'air.
Une femme pleurant de désespoir dit :
Il est passé par là.
Un éclair sillonne le ciel.
C'est le tour d'une autre famille de mourir.
Un enfant n'osant pas même pleurer dit :
Il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure dans vos yeux, plus aucune.
Seulement de la tristesse.

There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
But no one asks the question why,
He has been here.
Old men kneel and accept their fate.
Wives and daughters cut and raped.
A generation drenched in hate.
Yes, he has been here.

Il y a des enfants ici,
Les bras tendus vers le ciel,
Mais personne ne demande pourquoi,
Il est passé par là.
Les anciens s'inclinent et acceptent leur destin.
Veuves et filles violées et enlevées.
Une génération trempée de haine.
Oui, il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure dans vos yeux, plus aucune.
Seulement de la tristesse."

© James Blunt

5.4.06

Le mystère Morandini.

Mardi 28 mars dernier, Jean-Marc Morandini ferme son blog sur un coup de tête. Raisons invoquées, ras le bol des attaques sur son travail mais aussi attaques personnelles par des journalistes (Voici et Libération) et des internautes. Pour preuve, voici les 2 liens concernant des articles publiés par Libé et rédigés par Raphaël GARRIGOS et Isabelle ROBERTS.
Etonnant pour des journalistes d'être autant partial dans leurs articles et de s'attaquer à l'homme plutôt qu'uniquement à son travail.
Ma première réaction fut d'adresser un email de soutien à JMM et de m'étonner de sa réaction. Il est du devoir d'un homme public de répondre ou non aux critiques, de se blinder face aux attaques et d'accepter les critiques si elles sont justifiées. Je soumets dans mon email diverses hypothèses. Il peut y avoir cette version officielle de l'homme public qui a eu une émission télé peu glorieuse sur TF1, qui a souffert des attaques de l'époque, en partie justifiées mais qui aujourd'hui produit un travail de qualité et ne veut retomber dans cette spirale de déchainement et de lynchage médiatique. Autre hypothèse, JMM a ouvert son blog en septembre dernier et d'après ses dires, le gère seul, bénévolement en y consacrant au moins 4 heures par jour. Il a une quotidienne d'une heure trente sur Europe 1, écrit des livres de diverses articles pour la presse télé et depuis lundi 3 avril a une quotidienne télé d'une heure sur Direct 8. Il y a un moment où même avec la meilleure volonté du monde les journées ne font que 24 heures. Alors il faut réorganiser son agenda et faire des coupes sombres dans ce qui est le moins prometteur en terme d'avenir et le moins rémunérateur. Enfin derniere hypothèse, quelques pressions obscures d'hommes influents, patrons de presse, de radio ou télé... Mais quel intérêt par exemple pour un Jean-Pierre El Kabach d'agir ainsi ? Bref diverses hypothèses auxquelles Jean-Marc ne me répond pas mais me remercie pour mon soutien.
Ma réaction a été au départ de signer les diverses pétitions de soutien qui existe sur le net pour la réouverture du blog. Ensuite je suis entré en contact avec les modérateurs du forum des amis de JMM afin de proposer une action envers les 2 journalistes de Libé. Après quelques prises de contact avec des amis journalistes je recense les organes (synidcats, pseudo-CSA, Direction de Libération...) susceptibles d'être alertés sur ce comportement journalistique qui n'est pas très digne de la profession.
Après une très longue soirée de discussion avec les modérateurs du forum (et le comportement "casseur anti-CPE" de certains) je propose à tous quelques jours de réflexion d'autant que l'un d'eux doit croiser JMM le lendemain et pourra ainsi prendre la température.
L'action en reste là pour le moment puisque le lendemain (vendredi dernier) je découvre quelque chose de troublant dans les archives du blog de JMM, voir le lien ci-dessous :
En effet, JMM a fait en janvier dernier de la pub sur son blog pour un livre écrit par Raphaël GARRIGOS et Isabelle ROBERTS, les 2 journalistes de Libé.

Alors pourquoi donc leurs deux articles assassins depuis ? Il y a donc des mystères que la raison ignore... Fin du blog, Fin du combat.

Come back.

Fin de la trève, besoin d'une pause, de m'isoler, de fuir l'actualité qui me pollue du soir au matin. Ce retrait permet aussi un temps d'observation, d'introspection, d'écoute, de discernement... très riche d'enseignement. Il est temps de revenir avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il n'y ait plus le manque, l'envie, le besoin vital de... Maintenant plus que jamais le métronome bat la mesure sans cesse avec une régularité digne d'un horloger Suisse. Il faut donc avancer en rythme pour ne pas se laisser dépasser par la mesure.

16.3.06

Paris le lundi.

Le soleil de printemps brille déjà. Le froid est vif mais sec. Il y a foule à la gare ce lundi matin. Quelques têtes connues et des bonjours obligés. Un ami de longue date que je n'ai pas vu depuis des mois m'interpelle. Il travaille sur Lyon pour trois mois encore. Un compagnon de voyage inattendu.
Paris. Direction les Galleries Lafayettes pour voir Sébastien qui m'a laissé il y a quelques jours un message ambigu, une invitation à une pseudo soirée anniversaire. Je traduis machinalement par une envie de sexe qui refait surface perpétuellement. Il n'en fini pas avec sa cliente. Enfin libre, un café, quelques nouvelles, des projets non arrêtés. Contents de s'être revus, je dois partir.
J'appelle et réveille Flo qui rêve en haut de sa tour à la Défense. Il n'est pas prêt. Pas prêt pour me rejoindre déjà, pour m'accompagner dans ces boutiques du Marais, pour toucher, pour essayer, pour tester. Il est jeune et se croit déterminé. Laissons le temps s'écouler.
J'y vais seul afin de récupérer un travail commandé. Catastrophe ! Le bien confié a été perdu. Nicolas très pro est désolé et me propose de me rembourser ou de le remplacer. Je prendrai le temps de réfléchir avant de me décider et de commander autre chose. Dommage j'aimais bien ce t-shirt qu'il devait réparer.
Direction les Halles pour retrouver Flo enfin réveillé mais qui n'entrera pas dans le Marais aujourd'hui. Une après midi sous le soleil, à divaguer, à trainer au Louvres. Quelques photos au milieu d'autres touristes et il faut déjà penser à rentrer.
Flo est allongé sur la banquette du train. Il est beau et désirable. Le sait il au moins. Si seulement il n'y avait pas tous ces gens... Je rêve... Le train du désir s'arrêtera-t-il ? Flo me sourit. Un instant d'éternité.

Entre Zénith et Eurovision.

... que le bon Dieu est une femme. Le marchand de rêves a enflammé le Zénith mardi soir dernier, ne cessant les éloges pour son public, trop dissipé à mon goût. Corneille était bien là pour quelques 4 000 spectateurs.

Au milieu d'eux, un enfant persuadé que Corneille ne chante que pour lui, pour lui seul. Sa mère, sa famille, son histoire, le génocide, le pays vers lequel le retour sera inévitable et une seule conviction ... Que le bon Dieu est une femme.


12.3.06

Entre l'île St Louis et Morterolles.

Je zappe sans fin pour voir quelques images de l'évacuation de la Sorbonne par les CRS, des quelques 300 étudiants anti-CPE. Enfin anti-tout comme on l'est à cet age. Surtout durer dans ce statut, à la charge des familles ou de la société, statut dans lequel il n'y a pas d'obligation de se lever le matin, de produire, de rendre des comptes.
Ce matin je découvre quelques images des grands dirigeants politiques du PS, dont certains refont surface alors qu'on les croyait à jamais perdus.
Petit commentaire arrangé de Jack "Heureusement qu'il n'y a pas d'élection demain sinon la droite subirait les effets CPE".
Je m'interroge sur ce qu'à bien pu écrire hier Sevran dans son journal à propos de cette évacuation somme toute violente de la Sorbonne qui n'avait plus été occupée depuis mai 68. Les étudiants d'aujourd'hui manquent d'originalité dans leurs actions, ils ne reproduisent qu'en une pâle copie les coups d'éclat de leurs aînés. Mais bon ils ont pour excuse d'être instrumentalisés par leurs parents (génération 68) qui gouvernent d'une main de fer les syndicats des travailleurs. Vous avez raison mes petits restez à la maison, bien au chaud et n'oubliez pas le patron c'est celui qui vous veut du mal, il ne vous apportera pas de l'emploi, il vous licenciera avant même que vous soyez embauchés.
Et qui va payer les aides sociales pour tous ces jeunes qui refusent l'emploi ? et qui va payer les retraites de leurs parents syndicalistes, futurs retraités demain et qui auront tout fait pour que leurs enfants soient sans emploi ?
Je doute que Sevran suive son ami Jack dans ses rejets sans contre proposition.
Vivement l'an prochain que je lise son journal du 11 mars 2006.

9.3.06

Et pourtant, "les pluies durent".

"Ne sois pas fier de ce que tu es. Reste toi-même. Tu sais, l'homosexualité et la connerie sont tout à fait cumulables."
CF/CG
"Un jour un garçon te dira qu'il t'aime, qu'il t'attendra où que tu ailles, qu'il te donnera l'amour que tu n'as pas eu."
CF/CG
"Ma mise en bière se fera au champagne.
CF/CG