6.9.06

Nuits de pleine lune.

Il fait une chaleur du diable, je me demande si c'est mon corps qui surchauffe ou s'il fait vraiment chaud. La fenêtre est grande ouverte et les volets sont entre-ouverts. Il est 23h, je m'allonge sur le lit, impossible de supporter un drap, la nudité m'envahit. Je regarde le film de la 2, belle histoire déjà vue de jeunes ados aux corps d'éphèbes sur un voilier. Belle histoire à l'Américaine avec la dose de drame nécessaire pour la réussite du scénario.
Je suis ennervé. En temps normal je devrais m'endormir devant la télé mais là rien à faire je suis agité, ennervé, angoissé... Pourquoi donc, ça ne me ressemble pas. La lune rayonne dans ma chambre et semble me narguer. J'hésite à aller faire le tour du quartier à pied ou à vélo et je me dis que ça va passer, le sommeil va finir par arriver.
Le film s'achève, je zappe, zappe... Je me force à éteindre à 2 heures. J'achève ma nuit dans moins de 4 heures. Déjà 2 nuits que je mène ce rythme infernal visiblement plus sensible aux nuits de pleine lune.

5.9.06

S'il me fallait partir.

Des mois et des mois que je réfléchis, que j'ai écrit quelques souhaits pour ne pas dire volontés. Bien avant avoir lu Sevran qui visite régulièrement son notaire pour modifier son testament, j'ai souhaité distribuer mes quelques biens, privilégier certains, ceux que j'aime. Je ne pourrai en donner à tous ceux que j'aime. C'est vite fait, il n'y a pas fortune. C'est plus de l'ordre de la symbolique. Je n'ai aucune idée du devenir de mon corps, des cérémonies, peu m'importe de ces futilités, mais que l'on ne perde pas son temps à venir visiter une stèle ou un monument, la pensée suffit amplement.
Ma plus grosse préoccupation est cette assurance vie au travail, répartie depuis 2 ans entre deux personnes. Ni l'une ni l'autre ne le mérite vraiment mais je n'arrive pas à modifier cette clause bénéficiaire. C'est idiot. Comprendraient ils ? j'en doute mais je sais qu'un battement d'aile de papillon peut provoquer un ouragan à l'autre bout du monde, seule cette connaissance me suffit. Un jour, peut être au dernier soir de leur vie, tel le Papé (Yves Montand) dans l'oeuvre de Pagnol, ils prendront conscience des actes manqués, j'en suis persuadé.
Qu'on m'enterre, qu'on me brule, qu'on donne mon corps à la science ou qu'on donne mes organes, qu'on me répande dans la nature... mais qu'on ne perde pas son temps à fleurir le passé.
Mes biens personnels seront vite répartis, un saxo qui est certainement mon bien le plus cher d'un point de vue sentimental, une voiture à crédit, une maison, quelques liquidités, de l'Amour en pagaille... rien d'extraordinaire.
Mais qu'on se rassure, je suis là et bien là, y penser ne fait pas mourir, c'est juste au cas où il me faudrait partir.

28.8.06

Le dernier jour (bis).

Fin du tunnel. Tunnel ensoleillé, j'ai traversé toutes les intempéries du mois d'août. Ma peau a retrouvé les couleurs d'autrefois, quand j'avais moins de 10 ans et que je passais mes été sur les plages du Cotentin.
Premier séjour en Espagne, premier vol en avion : magnifique et magique. Parcourir 1 500 kms en à peine 1h et quart, faire évoluer le thermomètre de plus ou moins 10 degrés, voler au dessus d'un lit de coton qui recouvre la France, admirer le bleu azur de la méditerranée, arriver sur un tarmac brulant, pratiquer cette langue chantante et rapide... qu'il est simple de changer de vie en 1 heure.
J'étais ce matin à 7 h à Barcelone après une courte nuit étouffante et me voici moins de 2 heures après en Normandie sous la pluie (fidèle météo).
La fin d'une coupure de 3 semaines, loin du blog, loin du travail, loin, loin, loin... proche de ceux que j'aime, des projets plein la tête et une envie folle d'entreprendre. Le dernier jour n'est en fait que l'aube d'une nouvelle ère.

5.8.06

Le dernier jour.

Depuis 1936 nous attendons tous ce dernier jour de travail, privilège supprême qui n'a fait qu'enfler au fil du temps agrémenté depuis par les RTT qu'il est plus conventionnel d'appeler OTT. Bref avec quelques 52 jours non travaillés à positionner dans l'année, me voici à mon dernier jour de travail avant "les grandes vacances d'été".
Il y a ce projet d'amener les croissants ce matin comme le veut la tradition, perturbé par une file d'attente trop longue chez mon boulanger. Celui à côté du boulot est lui-même fermé. Il y a ce bouquet de fleurs au bord de la nationale, au beau milieu de nul part, qui me rappelle chaque matin qu'une mère et peut être une épouse, a reçu la visite d'un gendarme ou l'appel d'un proche pour lui annoncer que son enfant est parti avant elle. Il y a ces blés que l'on moissonne jour et nuit et qui change à chaque instant le paysage, carte postale vivante que je ne me lasse pas d'admirer. Il y a ces odeurs de foin et de fleurs qui m'envahissent. Il y a F. qui s'emballe pour cet appartement qu'il a visité. Il y a S. au boulot, qui me fatigue et que je ne supporte plus. Il y a ces groupies que je lis sans cesse sur ces blogs, qui se font un devoir de laisser un message sur chaque post livré par l'auteur. Il y a ces lentilles qui me brulent les yeux. Il y a Sevran qui me manque et que je veux lire pendant mes vacances. Il y a A., une autre collègue qui a les mêmes soucis que moi avec sa mère, la sienne en plus sombre dans l'alcool et s'est mis tout son immeuble à dos. A. doit se résigner à la placer dans une structure adaptée, un déchirement. Il y a le soleil qui revient, il y a les vacances qui arrivent, il y a la douceur de l'été qui me réchauffe, la nature qui me tend les bras et m'invite à admirer le ballet des étoiles et les embruns du bord de mer... l'impatience me gagne.

29.7.06

Parce qu'on fini toujours par revenir.

Sans tambour ni trompette, Morandini est revenu. Parti sur un coup de tête et des explications qui ne m'ont pas convaincues le 28 mars dernier, le voilà qui revient en douce le 12 juillet dernier au lendemain d'une finale de coupe du Monde dont nous connaissons l'issue. Déjà une quinzaine de jours me direz vous, et bien oui, on n'oublie pas ceux qui s'éloignent même si on ne leur prête plus une attention quotidienne.
Pourquoi un retour feutré ? pour éviter les fougues des journalistes de Libération (qui ont d'autres chats à fouetter actuellement depuis l'éviction éclaire de son Président fondateur) ? Peu importe les vraies raisons puisque nous sommes condamnés à vivre dans les non-dits et les mensonges. J'ai mon opinion, mon point de vue et ça n'abime en rien le respect et la sympathie que j'ai envers JMM. Et puis il sait s'entourer ce J2M, ce Rodolphe, quel bel homme.
Blogons, blogons, une lecture quotidienne autour de la télé, d'autant que la rentrée s'annonce chaude et mouvementée, oserai-je dire "un vrai délice, hummm" ?

26.7.06

Nous verrons l'homme invisible.

Entendu ce matin à la radio, Christophe Dechavanne animera ce soir une émission qu'il produit. On y verra notament un streap tease de l'homme invisible. C'est à dire ? un décor vide ? des vêtements bouger tout seul ? un carré blanc ? Amusant cette idée. Décidement l'animateur n'a pas fini de nous surprendre avec ces idées louphoques.
Il aurait aussi pour projet d'adapter pour la télé le livre de Vincent Humbert "Je vous demande le droit de mourir". En espérant, si le projet voit le jour, qu'il soit traité avec toute la dignité nécessaire mais je suis sûr que Marie Humbert (la maman de Vincent) veille au respect de la mémoire de son fils.
Peut être sera-ce le moyen d'ouvrir enfin un réel débat sur l'accompagnement en fin de vie.
En tout cas j'ai hâte de voir l'homme invisible et son anatomie que j'imagine plutot gracieuse. Avez vous déjà vu un héros disgracieux ?

L'imperfection de l'homme.

Dialogue entre Philippe BOUVARD et Françoise DORIN le 9 février 2006 :
- (PB) Pensez vous que la plus grande faiblesse de l'homme soit la lacheté ?
- (FD) Très certainement, mais c'est sans nul doute pour cacher sa grande sensibilité.
(...)
Tout s'explique alors, mais la plus grande faiblesse de l'homme, est ce la lacheté ou la sensibilité ?

25.7.06

Sous les pavés la plage.

Perdu au milieu de la foule, j'avance. Nous allons tous dans la même direction, au bout d'un quai. J'aperçois devant moi de larges épaules sous une chemisette légère, une nuque bronzée couleur caramel, des cheveux ras et propres. J'accélère le pas. Il est aussi grand que moi, les jeux légèrement creuses. Il est là, indifférent à la foule. En voyant ses muscles sayants, son regard angélique, sa peau mate, ses traits désirables... il me vient aussitôt en tête du Joe Cooker "You are so beautifull, to me..." alors je détourne la tête et j'accélère le pas. Toujours cette même musique, ces mêmes paroles, quand cela cessera-t-il donc ?
F. m'expliquera qu'il aime quelqu'un d'impulsif et qui pourrait être violent, j'espère qu'il est heureux. Nous sommes allés sur les quais de Seine à Paris. Je pense à Sevran qui n'est certainement pas sur l'ile St Louis par cette chaleur. Il y a du sable au pied de Notre Dame, des palmiers et des torses imberbes et rasés. Un luxe pour quelques dizaines ou centaines d'exhibitionnistes. Les douches-brumisateurs nous font le plus grand bien sous ce soleil de plomb, nous fuyons la foule pour rester sur un banc et regarder les bateaux-mouches passer. Il parle, je l'écoute, je rêve.
J'ai croisé A. l'autre jour dans le train. Mon premier et unique véritable amour. Un acte manqué. Un regard croisé, très vite décroisé. Bêtise humaine. La vie est courte, je ne cesse d'y penser.

9.7.06

Philosophie du jour.

"On nait ensemble, on meurt ensemble."

Z.Z. Coupe du monde de football 2006-Allemagne

24.6.06

Blog : mensonges et vérités, réalités et fictions.

A tout ceux (et plus spécialement à toutes celles) qui ont découvert mon blog plus ou moins récemment et qui s'inquiètent pour moi (sans me le dire) en ayant lu quelques anciens posts, je leur propose de lire un post du blog de Cédric.
Un blog n'est pas un journal intime, n'est pas une vérité absolue, n'est pas une fiction absolue, n'est pas toujours pour parler de soi...
Chacun est libre d'écrire dans son blog, de parler d'une passion, de la maladie d'un être proche, d'une cause humanitaire, d'un projet d'une communauté, de sa ville, d'un parti politique, de recettes de cuisine, de la généalogie de sa famille, du fan club de Dario Moreno... que sais je encore.
Il y a eu l'ère des écrivains qui devaient se battre pour être publiés, il y a maintenant la publication libre, au risque de saturer le marché et de ne pas avoir de lecteur. Mais écrit on sur un blog pour être lu ? rend-on ses écrits publics pour qu'ils soient lus ?... (vous avez 4 heures avant que je ramasse les copies).
Vastes sujets philosophiques. J'écris, je publie, je parle de moi, des autres, de la réalité, des fantasmes et de la fiction. N'en déplaise à aucun lecteur, liberté d'écrire, liberté de lire. La toile est immense. Ne vous inquietez pas donc tant pour moi, tout va bien, rassurez vous. Vous avez certainement quelqu'un de plus proche qui a besoin de vous, alors inquietez vous pour lui, il a besoin de votre attention et de votre affection.

De quoi faut il être fier ?

Et revoilà le défilé annuel des grandes marches de printemps dans les grandes capitales Européennes. La marche des fiertés anciennement Gaypride. Fierté, de quoi faut il être fier ? je me demande bien. La sexualité serait elle une fierté ou une honte ?
J'ai rêvé d'un grand défilé avec des millions de gens debout sur des chars qui défilent en plein Paris sur des musiques endiablées pour défendre une sexualité, un loisir tel le tricot ou les maquettes en allumettes...
Je ne dis pas "fontaine..." mais j'ai du mal à comprendre l'intérêt et le but de cette manifestation. Est ce pour faire la fête, faire évoluer les mentalités, provoquer et choquer les âmes sensibles, s'exhiber, faire passer des messages socio-politiques, se regrouper entre minorités autour d'un même thème... ? que sais je encore.
Cette année, à un an de la Présidentielle Française, la fête semble être récupérée par quelques candidats potentiels (plus à gauche qu'à droite d'ailleurs) visant là un électorat minoritaire mais assez influant.
Depuis longtemps déjà j'imagine une grande fête au parc des expos de Paris ou bien au Bourget, sur un lieu fixe mais ouvert aux sympathisants, curieux et autres journalistes mais sur un site fixe où l'on vivrait la fête sans provoquer ni choquer. Je ne suis pas du tout adepte de défilé sous les fenêtres de gens qui n'ont rien demandé à personne et ne sont pas forcément acquis à la cause. Je ne suis pas fan du communautarisme non plus mais c'est aussi lors de cet évènement que l'on peut prendre confiance en soi, se sentir moins seul, rassuré, qu'on peut parler de ses difficultés, qu'il y a une entraide inter-génération ou inter-géographique. L'expérience des uns ressemblent bien souvent à l'expérience des autres. L'insoucience de la jeunesse se confronte à la maturité des plus anciens, pourtant jeunes et vieux ont souvent un mal vivre dans leurs lieux de vie avant d'accepter d'en parler simplement. Alors oui à la fête mais non sans un certain but et une certaine organisation
Et puis ce combat actuel contre l'homophobie est justifié mais depuis le PACS d'autres thèmes arrivent : améliorer le PACS, avoir droit au mariage et par conséquent au divorce (des candidat(e)s nous le promettent déjà contre le bon bulletin dans l'urne en 2007), l'adoption... Le droit à la différence se transforme en droit à la ressemblance et deviendra vite le droit à l'indifférence. Une fois ce "combat" gagné pour le mariage et l'adoption que restera t il comme combat à mener ? sera-ce la mort de la marche des fiertés ? Il n'y aura plus de différences (ou presque) les gens naîtront, travailleront, se marieront avec l'un ou l'autre sexe, procréerons ou adopterons, vieilliront, seront malade et puis disparaitront dans l'oubli et l'indifférence.
Etre fier aujourd'hui avant l'oubli de demain... marchons ce 24 juin la tête haute.

14.6.06

Allez les Bleus.

Voilà que le syndrome Aimé JACQUET revient en force. En 98 la presse déchainée suivie par les supporters avait assassinée l'équipe de France et son entraineur avant même que les artistes entrent en scène. Ce matin j'entends la journaliste de RTL dire "Incroyable, les bleus sont contents de leur match" et un supporter commenter à la sortie du match France-Suisse "Il faut que Domeneque démissionne".
Les Français sont comme toujours, donneurs de leçon et défaitistes. Ils ont la mémoire courte et brisent l'espoir avant même le début de la compétition. Durant un mois (peut être moins), la France va se fédérer autour de son grand sport national tout comme en 98, une France BBB, Black, Blanc, Beur. Out les grippes aviaires, les affaires politico-énconomiques, les Présidentielles 2007... la France va vivre pour le foot mais pour le moment elle vit contre le foot. Ceux là même qui assassinent les Bleus avant même qu'ils soient entrés sur le terrain ont jugé Jacquet et les Champions du monde en 98 ; pourtant ce sont les mêmes qui étaient sur les Champs Elysées pour aduler les gagnants. Ca ne leur a pas servit de leçon, ils commettent à nouveau la même erreur, condamner avant l'action.
La France n'a pas perdu hier, qu'on se le dise. Qui sont ils ceux qui semblent croire qu'il est facile de courrir pendant une heure trente sous un soleil de plomb et une chaleur à plus de 35 degrés. Ils ne méritent pas de partager la joie de la victoire.

6.6.06

Paris prairie, j'ai vu les vaches rue Matignon.

Après Monaco, Bruxelles, Londres... les vaches paissent à Paris. Etrange rencontre à deux pas de l'Elysée.

3.6.06

Quand la musique est bonne.

Il m'aura fallu aller jusqu'en Allemagne pour découvrir un jeune artiste aux tendances adolescentes qui a une voix déjà bien mûre. Un style bien particulier pour un jeune de son age, un mélange funck-rock-jazz aux consonnances cuivrées. Un style fort sympathique à écouter sans modération.
Jamie Culum dont j'ignorais l'existence, est un jeune artiste anglais de 26 ans. Sa musique est pourtant bien présente en France (cf pub télé Ford Focus). A l'heure ou ses contemporains chantent du rap, se trémoussent sur de l'électro, ou slam sur des textes de néo-poésie, ce jeune artiste se frotte à un répertoire plus apparenté à un mélange de musique jazz rappelant les grandes heures de gloire du jazz américain d'après guerre. Un style dynamique, positif, entrainant et à la fois doux et apaisant. Une nouvelle star.
Et puis pour les fans de grands orchestres big band, de cuivre, de voix de miel, un big band d'un soir qui perdure finallement. Big band d'1 soir est un orchestre de professionnels que j'ai eu le privilège d'entendre en live. Impressionnant par sa puissance sonore, il interprètte divers styles dont un qui m'a séduit plus particulièrement, un répertoire funck. Mais il ne se limite pas à cela, il explore aussi les grands standards du jazz, les bossa-novas, les salsas... Je suis resté schotché au fond de mon fauteuil en entendant ces quelques 40 musiciens jouer ensemble et se répondre entre les divers pupitres, cuivres, sax, rythmique.

24.5.06

La raison du plus fort.

Hé oui, la nouvelle règle du jeu Nouvelle Star est arrivée. Tel est pris qui croyait prendre. Après le 4ème joker pour "Qui veut gagner des millions", c'est un nouveau concept qu'M6 nous propose. Enfin M6, c'est plutôt l'animateur du jeu qui est pris à son propre piège. Ce cher Benjamin Castaldi a voulu être plus royaliste que le roi en remettant sa démission de façon peu courtoise, par huissier interposé (ce n'était pas Maitre NADJAR qui a déjà fort à faire pour compter les voix des candidats). Avec une proposition pour retrouver sa douce Flavie sur TF1 et un triplement de son cachet, il pensait achever tout naturellement la saison 2006 de la Nouvelle Star. Et bien non, M6 lui a signifié sur le champs la fin de sa présence à l'antenne. C'est Virginie Efira qui a 29 ans hérite d'une belle place. Espérons qu'elle n'oubliera pas d'où elle vient comme "Benji" qui a oublié Drucker, Signoret, Montand et tous les autres.
Et le jury de la Nouvelle Star, qu'en pense t il ? Est il solidaire avec le présentateur aux calembours douteux ? fera t il un geste de soutien ?
Une chose est sûre, pour sortir Benjamin, tapez M6 !

J'ai laissé ma porte grande ouverte.

Une question me taraude l'esprit depuis 8 jours : faut il poursuivre ce blog, et si oui sous quelle forme ? Me voici "outé" (mon Dieu que je n'aime pas ce vilain mot) bien malgré moi. Un moteur de recherche, 2 ou 3 mots et un post bien ciblé fait apparaître mon blog en 3 ème position. "C'est le jeu ma pauvre Lucette" pourrait on dire.
Tout a commencé au soir du 26 novembre 2004. Je ne pensais pas arriver jusque là. Mes journaux précédents n'ayant tenu que quelques mois ou semaines. Ecrire pour se raconter n'est pas un problème, écrire en sachant qu'on va être lu peut le devenir, surtout si on connait le lecteur. Rien ne m'y oblige, rien ne m'en empêche. J'assume donc mes écrits, ils seront sans doute un peu plus freiné, moins spontané, du moins pour quelques temps. Je ne me sens pas trahis, ni jugé.
J'ai ouvert une porte il y a 18 mois environ, montrant ainsi mon intérieur. Les gens passents, certains s'arrêtent, regardent, scrutent, espionnent, entrent, souvent des inconnus, souvent...
Je me demande comment fait ce cher Sevran pour écrire un journal et doser son intimité. Je sais qu'il est lu et relu avant parution mais la ligne rouge est souvent difficile à situer.
Je découvre d'ailleurs ce matin un post d'un "site-blog" que je cotoie de temps à autre, où son auteur adopte un style Sevranesque. Il me surprend agréablement par un style que je ne connaissais pas chez lui.
Bref, je me laisse du temps et ne prends aucune décision sur l'avenir de ce blog, la désicion s'imposera d'elle-même.

17.5.06

17 mai 1997 - 17 mai 2006

Neuf années me séparent du bureau de mon Notaire. J'avais 25 ans, j'étais seul dans ce bureau avec deux Notaires, celui qui était chargé de la vente et celui que j'avais choisi pour m'accompagner dans l'acte certainement le plus important que je fasse jusqu'alors. La vendresse était absente, je ne l'ai jamais vu. Le bureau était ancien, dans une vieille bâtisse bourgeoise, chargé de bois. Une ambiance particulière comme on les imagine dans les livres ou les films sauf que l'occupant des lieux était un tout jeune notaire aimable et amicale, pas du tout l'image du vieu rond de cuir habituel.
Quelques signatures par ci par là et il m'a remis un trousseau de 5 clés, celles d'une petite maison de ville. Je n'imaginais pas encore le travail que cela représenterait pour la rénover mais quel plaisir de se sentir libre et indépendant. J'avais encore beaucoup d'illusions sur mon avenir, des souvenirs qui font sourire. Neuf ans après la vie est bien différente de celle que j'imaginais à l'époque mais je n'ai aucun regret sur cette acquisition, mon petit chez moi.

9.5.06

On regardait la télé le dimanche.

Ca a commencé mercredi dernier, jour de marché dans ma ville. Ils étaient là, discrets avec leurs micros et leurs caméras. Enfin discret, dans une ville paisible de 11 000 âmes, les journalistes ne restent jamais inaperçus. Ils sont venus en repérage, pour effectuer un petit reportage rapide sur la ville, ses citoyens, l'église qui fête ses 50 ans, un film d'une minute trente au plus qui passera en début d'émission. Puis l'artillerie lourde est arrivée dès vendredi, des gros camions, bien propres, bien blancs, avec de gros logos "SFP". Le parking cirulaire autour de cette église ronde leur a été totalement réservé.
La journée de samedi a été consacrée à l'installation des quelques tonnes de matériel, caméras, projecteurs, échaffaudages, micros et quelques kilomètres de cables. De l'animation au sein de la ville qui a permis à certains de mettre les pieds dans l'église pour la première fois, juste par curiosité.
L'après midi a été consacrée aux répétitions, avec 50 minutes de programme dans un quasi-direct (un différé de 30 secondes est prévu justement pour les imprévus) ne laisse pas la place à l'improvisation. Alors il a fallu couper dans des textes, des chants, des déplacements pour tenir le temps d'antenne prévu.
La messe télévisée n'est en fait qu'un immense spectacle réglé à la seconde prêt, l'une des plus ancienne émission du PAF, toujours en direct. La voici pour la première fois dans l'église d'Yvetot qui fête ses 50 ans, construite en 1956 après le bombardement de la précédente en 1942. Originale, ronde, dotée de la plus grande verrière en Europe réalisée par Max Ingrand, elle est royale et rayonnante par jour de grand soleil. Il était bien là dimanche matin pour faire briller de mille feux ces vitraux flamboyant ou règne un Christ en croix mais surtout un Christ en gloire.
Arrive en fin de journée une oreille énorme, une parabole qui assurera la retransmission via sattelite vers la régie finale de France 2 à Paris.
Me voici, dimanche matin, devant la télé pour regarder, une fois n'est pas coutume, la messe à la télé. J'avoue ne pas m'être mis à prier, juste spectateur pour admirer l'église où je fus autrefois enfant de choeur. Je regarde tous ces visages connus, d'autres moins, parfois venus de très loin pour participer à l'évènement, avoir le privilège d'être filmé, de passer à la télé, la messe serait-elle la nouvelle émission de télé réalité ?
11h50, générique de fin, le timing a été respecté, j'apprendrai plus tard que le grand producteur parisien de l'affaire a aussitôt appelé le réalisateur pour le féliciter sur cette très bonne prestation. Il y a de l'animation à la sortie de la messe, une heure après il reste encore des "fidèles" un verre à la main sur le parvis, à papoter et à refaire la cérémonie. Les techniciens s'affairent pour tout remballer. Certains demain seront sur une compétition sportive, d'autres sur un enregistrement du grand Cabaret de Patrick Sébastien, il faut être souple et s'adapter.
La ville se rendort paisiblement, il fait beau, le désert regagne le centre ville, les repas sont animés dans les chaumières, les magnétoscopes et autres lecteurs DVD tournent à plein régime.
On regardait la télé le dimanche.

5.5.06

"J'ai fait les valises dans mon coeur..."

Il y a des textes terriblement bien écrit, des mots qui résonnent, des phrases que l'on ne veut pas oublier.
Merci à Bleuduciel pour ces mots si simples mais qui en disent si long...

Je débarrasse la table, je fais le lit de Grand-père qui se laisse doucement mourir. Grand-père dit Quand ta Mamie est partie, j’ai fait mes valises dans mon coeur, maintenant j’attends le dernier train mais j’ai perdu les horaires. Chaque jour, je vais voir si le dernier train de Grand-père est passé. Le mercredi après-midi, c’est grand ménage, Grand-père est au café pour le turf, la maison sent le propre, le soleil brille sur le carrelage. Il y a une odeur de propre dans la cuisine, comme si Grand-mère essuyait la vaisselle en chantant. Je reçois une pièce de cinq francs de Grand-père, mon salaire d’éveillé. Grand-père m’offre une tirelire en forme de chien, avec œil au beurre noir et pelage d’ours blanc. Lorsque la tirelire sera pleine, je m’achèterai un sourire, celui que je porterai chaque jour et qui fera rester les garçons dans ma chambre. Si j’étais né avec un sourire tout prêt, sans bonnes notes en géographie et sans ménages, j’aurais souri mais je n’aurais pas écrit. A présent je fais les deux, je suis devenu complet, barré de céréales. Mon sourire n’est pas à vendre, je le donne sans recompter mes dents ; ils sourient, je suis l’invité de leur tirelire.
Pour Mathieu.

3.5.06

Flash back.

C'était il y a 18 mois. Une éternité. Je faisais la connaissance de Cédric. Ca n'allait pas bien, ça ne tournait pas rond. J'étais dans le doute, l'incompréhension, le rejet, la blessure au coeur d'une amitié, enfin ce que je considère comme une amitié (même au présent). Cédric a été écoutant, pour moi, l'inconnu d'un soir, il m'a aidé pour me relever et avancer.
Je n'aime pas les retours en arrière, relire ce que j'ai écrit sur ce blog, les retours font souffrir, inutilement. Pourtant je relis quelques passages du blog de Cédric car je trouve que son style a changé depuis l'origine. Il en est conscient, nous en avons parlé. Les temps changent, nous grandissons, nos souffrances sont atténuées par de nouvelles, nos écrits remplacent ceux d'hier, plus mûrs, plus réfléchis. Nous allons à l'essentiel, plus détaché, plus autonome, plus responsable, plus raison-nable.
Ils sont loin les petits garçons qui gémissent dans le noir.