7.10.06

L'immigration au pied du mur.

Il y a moins de 20 ans, la construction Européenne faisait tomber le mur le plus amblématique de l'Histoire. Une histoire bête, comme seuls les hommes savent en écrire. Il aura fallu du temps pour comprendre qu'on n'enferme pas les populations, que les séparations n'apportent rien.
J'ai toujours en mémoire ces images de liesse de ces allemands debout sur le mur de Berlin, des blocs de béton dans les mains, ouvrant des brèches à coups de marteaux ou de bulldozer. Chute d'un symbole, fin d'une histoire, début d'une autre. Comment a-t-on pu laisser faire ça au XXème siècle ? On s'interroge encore. On se dit juste "plus jamais ça" et que dans toute expérience il y a une leçon à en tirer. On ne peut pas refaire 2 fois la même erreur.
Et bien oui, c'est possible. Après la Palestine qui s'imagine qu'un mur frontalier fera cesser une guerre de religion, après l'Espagne qui regarde impuissante l'inutilité d'un mur sur son territoire en terre nord-africaine, c'est au tour des USA d'avoir l'idée géniale d'un mur frontalier avec le Mexique. Quelques 1 100 kms sur une frontière qui en compte plus de 3 000. Il parait que ça diminuera l'immigration. Chimères et moulins de Don Quichotte. Que l'Homme peut être naïf. Même G. W. Bush est opposé à ce projet, en désaccord total avec son congrès. Comme quoi tout est possible. Alors faut il construire des murs à toutes nos frontières nationales ou régionales ? sur quelle hauteur, quelle largeur, il serait plus prudent des les doubler avec 2 ou 3 rangs de barbelés, et ne pas oublier des miradors tous les 300 mètres avec des hommes armés prêts à faire feu sur les intrus zélés qui voudraient s'aventurer en territoire protégé.
Une bonne aubaine pour le BTP, les Bouygues et autres industriels metalliers et les usines d'armement. Et quand le BTP va... tout va... quoi que.
Que l'Homme manque d'imagination pour résoudre le problème de l'immigration, juste construire des remparts comme à l'époque des chateaux forts, des douves et autres meurtrières.
Et l'Europe dans tout ça ? elle étend son territoire, accueille de nouveaux membres, laisse la libre circulation intra-Européenne des biens et des personnes sans aucun mur interne ou périphérique. L'Europe est elle en avance ou bien en retard sur son temps ? faut il se méfier des "invasions barbares" ?

22.9.06

30 décembre 2003.

"L'année qui s'achève fut de loin la plus éprouvante des cinq dernières, elle m'a vidé, m'a ravagé l'âme et le front. On se trompe évidemment si l'on espère que e temps arrange les choses. Qui croit cela est perdu. (...) Chaque matin sans Stéphane est une défaite annoncée. (...) la douleur me protégeait. Depuis le printemps dernier, elle me tue. Il ne s'agit déjà plus de vivre sans lui mais de mourir. J'écris désormais sur mes rides qui sont les lignes de ma vie."
Il pleut, embrasse moi. (P. Sevran) P 27 & 28

21.9.06

Sache que... je.

Avant son départ il y a quelques mois pour un autre service, je voulais lui écrire, enfin plutôt lui envoyer un mail, lui dire combien j'avais apprécié de travailler avec lui, combien j'avais apprécié sa présence, l'homme privé, son caractère même celui des mauvais jours.
Il porte en lui des traces de blessures, qui n'en porte pas ? Il se connaît visiblement très bien, sait les erreurs à ne pas commettre, et oriente sa vie avec "trop" de retenue à mon goût. C'est un idéaliste ce qui détonne avec sa jeunesse et son charisme. Il séduit sans s'en rendre compte mais en est totalement conscient. Il assume et tente de ne pas faire souffrir. Il ne cède pas aux facilités et à la tentation. Il vit pour la musique, pour extraire ainsi ses convictions, ses souffrances, ses blessures, ses espérances comme un extrait la pulpe vitaminée d'un fruit pressé.
Je voulais lui écrire, je voulais lui dire, je voulais qu'il sache... je sais maintenant qu'il sait, qu'il lit, qu'il est discret, qu'il respecte les non-dits entre nous. Merci. Je sais que rien n'en est changé pour autant entre nous, il sait ce que j'éprouve pour lui, il sait que les choses sont impossibles, il sait qu'y penser n'est pas dangereux, il sait que je ne serai pas le dernier, il sait qu'il ne pourra lutter et rien changer, il sait que l'humour et un regard complice sont nos meilleurs boucliers. Il sait que a peau mate et bronzée, que son type méditerannéen, que son parfum, que son visage, sa bouche et ses cheveux, que son harmonie sont une arme redoutable. Je voulais juste lui dire tout ce qu'il sait déjà, tout ce que les mots ne m'auraient pas permis d'exprimer, tout ce que je ne peux lui dire, de peur de briser ce qui est magique entre nous. Je voulais qu'il sache que... je...

Une journée juste pour toi, Maman.

Il y a la fête des mères, la fête des grand-mères, la fête du saint patron... et puis il y a la journée mondiale pour les malades touchés par la maladie d'Alzheimer. Une journée mondiale, rien que ça. Comme si toute la terre ce jour là oubliait tout le reste et ne pensait qu'à cette foutue maladie. Enfin c'est l'intention qui compte. Alors voilà Maman, aujourd'hui je pense à toi, toi qui est loin, près de Marseille sous le soleil du sud, entourée par la famille, les "aînés" qui commencent eux aussi a ressentir les limites de la bonne santé.
Personne n'est épargné face à cette injustice. Annie GIRARDOT fait son coming out, révélant ainsi qu'elle est frappée par Alzheimer depuis au moins 3 ans, qu'elle est suivie et très entourée par sa famille et un coach. Elle n'arrête pourtant aucun projet, cinema, théâtre, chanson... L'important nous explique-t-on, c'est d'entourer les malades avec la plus grande affection car ils sont sensibles à l'amour qu'on peut leur donner.
Près de 800 000 malades en France et donc autant de familles doivent gérer un quotidien plus ou moins lourd. Une longue et difficile fin de vie tendant à effacer les meilleurs souvenirs partagés avant la maladie.
Je n'ai déjà presque plus le son de ta voix en mémoire, juste quelques sons, quelques rires et un visage éteint, un regard vide. Il faut lutter pour garder les meilleurs souvenirs.
Profite bien du soleil et de la douceur méditerranéenne. Aujourd'hui plus qu'hier, je pense à toi, Maman.

19.9.06

Le chiffre du jour.

Ce sont exactement 6 924 sans papiers qui ont été régularisés. Bien ou mal ? J'écoute RTL avec une interview de Clémentine AUTAIN élue à la mairie de PARIS. Charmante, naturelle, énergique, elle ne se positionne pas face aux questions dérangeantes du journaliste. "Il faut voir, il faut étudier, la question mérite d'être posée...". A propos des sans papiers elle s'offusque des conditions sanitaires du groupe de Cachan. Droite et gauche sont unanimes sur ce point et même le Ministre de l'Intérieur, humainement, ne peut s'en réjouir.
La solution proposée à court terme pour les ressortissants étrangers présents illégalement en France (d'ailleurs il serait intéresssant de connaître la répartition par nationalité) ? Une régularisation massive à l'Espagnole ou à l'Italienne sans aucune question. Bien, soit comme ça on résoud le problème aujourd'hui, on adopte tout le monde, parfait on stoppe la polémique et on arrête de perdre de l'energie en débats "stériles".
Bien et demain ? pas demain en 2007 mais demain mercredi 20 septembre 2006 ? bien oui des clandestins il en arrive tous les jours par route, air, terre, mer... demain mardi on fait quoi ? on régularise tous les jours, sans fin, sans limite, sans critères ? oui ou non ? c'est à cette simple question fermée qu'aucun politique n'a le courage, la franchise et l'honneteté de répondre en cette période pré-électorale. Alors oui Nicolas SARKOZY choque et gène dans sa franchise et ses positions. La solution qu'il apporte n'est peut être pas la meilleure en effet. Mais il faudra bien que chaque citoyen apporte sa propre réponse à cet accueil forcé des immigrants. Alors je me pose la question, que faut il faire et quel politique aura mon soutien. Il est évident que beaucoup d'entre nous à titre humanitaire sont ouverts à des accueils, idem à titre économique mais où met on la limite ? Je n'ai pas un avis clair et tranché sur la question, j'écoute beaucoup les propositions des politiques et des artistes (pour beaucoup liés à l'opposition) mais elles sont rares et ne répondent qu'à la situation présente. Il faut une réelle politique à long terme, nationale et aussi Européenne. J'ai bien peur qu'on n'aboutisse pas à une solution durable et que ceci ne soit qu'un simple argument électorale tout comme l'insécurité en 2002.
Il serait aussi intéressant de chiffrer le coût pour la société de l'accueil des clandestins, mais pour être totalement honnête, de chiffer ce qu'ils rapportent à la Nation en effectuant le travail que les Français ne veulent pas faire. Et oui dans certains cas on est bien content qu'ils soient là.

16.9.06

Noël avant l'heure.


Il m'attend et je l'attends avec impatience. Il m'a fallu être persuasif et implorer mon opérateur pour obtenir l'offre "nouveau client" pour le vieux client que je suis. Les opératrices sont charmantes mais droites dans leurs bottes et obéissantes aux consignes données par Bouyguestelecom. Bilan un portable de 99 € qui passe à 1 €. "Il s'agit d'une offre exeptionnelle et à titre commercial Mr X, car vous êtes client depuis longtemps et vous avez un cumul de points important..." patati patata. J'ai poussé le vis jusqu'à leur faire comparer mon compte avec celui d'un collègue qui a obtenu l'offre après quelques négociations et pourtant sa situation était moins favorable que la mienne. Comme quoi l'appareil ne coute pas bien cher et pour ne pas perdre un client une solution est toujours possible.
Je fais des infidélités à SAGEM qui m'a déçu par le design et les menus de mon dernier mobile. Reste à voir si Sony Ericson m'apportera une meilleure satisfaction avec ce téléphone chargé en gadgets en tous genre : photos, sons, carte mémoire intégrée, port USB... Il parait qu'on peut même téléphoner, on n'arrête pas le progrès.

Brèves du jour.

* Enfin la gauche tente d'exposer un projet Présidentiel. On est encore loin d'un rassemblement des candidats socialistes mais on semble s'en rapprocher. Il serait temps que des alternatives arrivent pour laisser un réel choix politique. Encore un peu de patience et beaucoup d'espoir en perspective. Bilan de LCI : quasiment 6 discours anti-droite-Sarkozy, sans réelle propositions. Analyses à suivre.
* 42 % des Français favorables à la peine de mort. Constat affligeant d'un ras le bol et d'un laissé-aller. Il serait temps que l'éducation reprenne le dessus. Où sont passées les valeurs de nos grands-parents ? Enterrées avec eux ?
* Le Secrétaire d'Etat du Vatican a déclaré samedi que le pape était "absolument désolé" que ses propos aient offensé les musulmans. Visiblement il ne s'agissait pas de propos personnels mais de citation d'un recueil de pensées de siècles passés. Faut il occuper de si hautes fonctions pour ne pas imaginer une seule seconde l'impacte de telles citations ? Beaucoup regretterons Jean Paul II qui s'est battu pour l'Oecuménisme et le rapprochement des religions, pour la Paix dans le monde, pour le respect de l'Homme.
* Pendant ce temps, la techno parade parisienne se déroule contre la faim dans le monde.

12.9.06

hervehome.com

Il faut déjà se réabonner. C'est sur ce genre d'évènement que l'on réalise combien les jours filent. Il y a un an j'achetais mon 1er nom de domaine avec quelques projets. Je n'ai pas vraiment pris le temps de les concrétiser (mais j'ai fait d'autres choses ;)). Les projets sont toujours là. J'ai hésité à me réabonner.
Je n'ai pas fait migrer ce blog et je n'en ai pas vraiment envie. Un autre blog parallèle a vu le jour en mars mais je l'ai négligé depuis. Promis, les bonnes résolutions de début d'année sont là, je vais m'y consacrer un peu plus.
C'est donc repartie pour un an pour hervehome.com.

11.9.06

J'avais les yeux humides, c'était un 11 septembre, presque comme un autre.

C'était un jour comme un autre, un jour où le soleil brillait. J'étais en vacances. Je faisais de la peinture. J'étais heureux à l'époque, insouciant. Je n'avais pas encore rencontré l'Amour. J'étais innocent et naïf mais heureux. Ca me convenait bien.
La vie était belle. L'Histoire avait connu ses horreurs, ses troubles, ses guerres. On avait connu la Gerre du Golf, la première, en direct le soir à table devant le téléviseur. On buvait notre soupe en voyant les bombes en direct sur Bagdad. La mort à table.
Je peignais et j'avais mis la télé en fond sonore. Je chantais, j'étais ailleurs. Le soleil brillait. Une semaine de vacances paisible, sans voyage, juste pour se reposer et profiter de l'arrière saison. Il me fallait aussi préparer un grand évènement associatif qui me tenait à coeur depuis de longs mois. Il restait à peine 45 jours pour tout mettre en place. J'étais bien, pausé, reposé, impatient et heureux.
Et puis il y a eu la suspension du programme télé, c'était matinal. J'ai fait une pause dans ma peinture, une pause qui durera toute la journée, le monde venait de basculer dans une nouvelle horreur, une nouvelle forme de guerre du jamais vu. Là aussi en direct sur toutes les télés du monde. Une guerre qui s'annonçait mondiale, violente, soudaine et sournoise, une guerre que j'ai cru être la dernière. J'avoue j'ai eu peur, j'ai eu très peur, j'avais les yeux mouillés devant une telle lâcheté. Je ne supporte pas la lâcheté, je la haïs. On parlait de Paris, de Montparnasse, de vigipirate, de l'armée... Je m'imaginais déjà en treillis, réquésitionné. J'étais naïf c'est vrai. Mais on perd ses moyens, sa logique, la raison devant un tel évènement.
L'Amérique, ce continent et ce pays que l'on nous vend dans nos livres d'Histoire depuis le primaire, comme le pays de la Paix, la 1ère puissance mondiale, le pays nouveau... l'Amérique touchée en son plein coeur, dans le centre de sa ville mythique, New York, attaquée par l'intérieure. Le ver était dans la pomme.
J'ai réalisé la violence, la puissance, la lâcheté au pire moment, quand la première tour s'est effondrée. L'Histoire venait d'être modifiée. Il n'y aurait plus jamais ces tours dans le paysage, dans la géographie. Il n'y aurait jamais plus ces hommes et ces femmes qui ont succombés dans les gravats, réduits en poussières inhalées par leurs pairs, canibalisme involontaire. Ils flottent dans les airs, le vent les a emmenés vers le large comme on répend des cendres.
Ce jour là était un jour comme un autre, un 11 septembre en 2001. Il a changé le monde, il a changé ma vie. J'avais les yeux humides, j'ai pleuré avec pour seule honte celle de vivre dans un tel monde, la honte de laisser un tel héritage aux générations futures.
J'ai compris ce jour là combien notre passage est éphémère. Je ne suis pas un battant, mais j'irai depuis ce jour au bout de mes rêves, au bout de mes idées, au bout des mes rencontres, de mes amitiès, au bout de mes combats. Aucune souffrance ne sera aussi forte que celle de ce jour là. Tous les moyens seront bons, mais il faudra vivre, se battre, aller au bout des combats jusqu'au dernier soupir, je n'ai que ça en tête, vivre est un combat.
J'avais les yeux humides, je les aurai encore, les larmes ne lavent pas, elles n'effacent pas, elles apaisent.

8.9.06

"Ce qui est intéressant dans la littérature..."

Voilà ce que je découvre sur le blog de MATTHIEUX.
Cela traduit parfaitement ce que j'ai envie de faire de mon blog. Parler et écrire de ce que les mots permettent sans que la réalité de la vie de le produise. Avec les mots on peut voler, mourir, ressucité, tuer, voyager, jouïr, ne plus travailler, ... faire tout un tas de choses qui pourtant ne sont pas la traduction d'un fantasme.
Une fois de plus MATTHIEUX m'étonne par son style, les blogs sont riches d'individus à suivre.

6.9.06

Nuits de pleine lune.

Il fait une chaleur du diable, je me demande si c'est mon corps qui surchauffe ou s'il fait vraiment chaud. La fenêtre est grande ouverte et les volets sont entre-ouverts. Il est 23h, je m'allonge sur le lit, impossible de supporter un drap, la nudité m'envahit. Je regarde le film de la 2, belle histoire déjà vue de jeunes ados aux corps d'éphèbes sur un voilier. Belle histoire à l'Américaine avec la dose de drame nécessaire pour la réussite du scénario.
Je suis ennervé. En temps normal je devrais m'endormir devant la télé mais là rien à faire je suis agité, ennervé, angoissé... Pourquoi donc, ça ne me ressemble pas. La lune rayonne dans ma chambre et semble me narguer. J'hésite à aller faire le tour du quartier à pied ou à vélo et je me dis que ça va passer, le sommeil va finir par arriver.
Le film s'achève, je zappe, zappe... Je me force à éteindre à 2 heures. J'achève ma nuit dans moins de 4 heures. Déjà 2 nuits que je mène ce rythme infernal visiblement plus sensible aux nuits de pleine lune.

5.9.06

S'il me fallait partir.

Des mois et des mois que je réfléchis, que j'ai écrit quelques souhaits pour ne pas dire volontés. Bien avant avoir lu Sevran qui visite régulièrement son notaire pour modifier son testament, j'ai souhaité distribuer mes quelques biens, privilégier certains, ceux que j'aime. Je ne pourrai en donner à tous ceux que j'aime. C'est vite fait, il n'y a pas fortune. C'est plus de l'ordre de la symbolique. Je n'ai aucune idée du devenir de mon corps, des cérémonies, peu m'importe de ces futilités, mais que l'on ne perde pas son temps à venir visiter une stèle ou un monument, la pensée suffit amplement.
Ma plus grosse préoccupation est cette assurance vie au travail, répartie depuis 2 ans entre deux personnes. Ni l'une ni l'autre ne le mérite vraiment mais je n'arrive pas à modifier cette clause bénéficiaire. C'est idiot. Comprendraient ils ? j'en doute mais je sais qu'un battement d'aile de papillon peut provoquer un ouragan à l'autre bout du monde, seule cette connaissance me suffit. Un jour, peut être au dernier soir de leur vie, tel le Papé (Yves Montand) dans l'oeuvre de Pagnol, ils prendront conscience des actes manqués, j'en suis persuadé.
Qu'on m'enterre, qu'on me brule, qu'on donne mon corps à la science ou qu'on donne mes organes, qu'on me répande dans la nature... mais qu'on ne perde pas son temps à fleurir le passé.
Mes biens personnels seront vite répartis, un saxo qui est certainement mon bien le plus cher d'un point de vue sentimental, une voiture à crédit, une maison, quelques liquidités, de l'Amour en pagaille... rien d'extraordinaire.
Mais qu'on se rassure, je suis là et bien là, y penser ne fait pas mourir, c'est juste au cas où il me faudrait partir.

28.8.06

Le dernier jour (bis).

Fin du tunnel. Tunnel ensoleillé, j'ai traversé toutes les intempéries du mois d'août. Ma peau a retrouvé les couleurs d'autrefois, quand j'avais moins de 10 ans et que je passais mes été sur les plages du Cotentin.
Premier séjour en Espagne, premier vol en avion : magnifique et magique. Parcourir 1 500 kms en à peine 1h et quart, faire évoluer le thermomètre de plus ou moins 10 degrés, voler au dessus d'un lit de coton qui recouvre la France, admirer le bleu azur de la méditerranée, arriver sur un tarmac brulant, pratiquer cette langue chantante et rapide... qu'il est simple de changer de vie en 1 heure.
J'étais ce matin à 7 h à Barcelone après une courte nuit étouffante et me voici moins de 2 heures après en Normandie sous la pluie (fidèle météo).
La fin d'une coupure de 3 semaines, loin du blog, loin du travail, loin, loin, loin... proche de ceux que j'aime, des projets plein la tête et une envie folle d'entreprendre. Le dernier jour n'est en fait que l'aube d'une nouvelle ère.

5.8.06

Le dernier jour.

Depuis 1936 nous attendons tous ce dernier jour de travail, privilège supprême qui n'a fait qu'enfler au fil du temps agrémenté depuis par les RTT qu'il est plus conventionnel d'appeler OTT. Bref avec quelques 52 jours non travaillés à positionner dans l'année, me voici à mon dernier jour de travail avant "les grandes vacances d'été".
Il y a ce projet d'amener les croissants ce matin comme le veut la tradition, perturbé par une file d'attente trop longue chez mon boulanger. Celui à côté du boulot est lui-même fermé. Il y a ce bouquet de fleurs au bord de la nationale, au beau milieu de nul part, qui me rappelle chaque matin qu'une mère et peut être une épouse, a reçu la visite d'un gendarme ou l'appel d'un proche pour lui annoncer que son enfant est parti avant elle. Il y a ces blés que l'on moissonne jour et nuit et qui change à chaque instant le paysage, carte postale vivante que je ne me lasse pas d'admirer. Il y a ces odeurs de foin et de fleurs qui m'envahissent. Il y a F. qui s'emballe pour cet appartement qu'il a visité. Il y a S. au boulot, qui me fatigue et que je ne supporte plus. Il y a ces groupies que je lis sans cesse sur ces blogs, qui se font un devoir de laisser un message sur chaque post livré par l'auteur. Il y a ces lentilles qui me brulent les yeux. Il y a Sevran qui me manque et que je veux lire pendant mes vacances. Il y a A., une autre collègue qui a les mêmes soucis que moi avec sa mère, la sienne en plus sombre dans l'alcool et s'est mis tout son immeuble à dos. A. doit se résigner à la placer dans une structure adaptée, un déchirement. Il y a le soleil qui revient, il y a les vacances qui arrivent, il y a la douceur de l'été qui me réchauffe, la nature qui me tend les bras et m'invite à admirer le ballet des étoiles et les embruns du bord de mer... l'impatience me gagne.

29.7.06

Parce qu'on fini toujours par revenir.

Sans tambour ni trompette, Morandini est revenu. Parti sur un coup de tête et des explications qui ne m'ont pas convaincues le 28 mars dernier, le voilà qui revient en douce le 12 juillet dernier au lendemain d'une finale de coupe du Monde dont nous connaissons l'issue. Déjà une quinzaine de jours me direz vous, et bien oui, on n'oublie pas ceux qui s'éloignent même si on ne leur prête plus une attention quotidienne.
Pourquoi un retour feutré ? pour éviter les fougues des journalistes de Libération (qui ont d'autres chats à fouetter actuellement depuis l'éviction éclaire de son Président fondateur) ? Peu importe les vraies raisons puisque nous sommes condamnés à vivre dans les non-dits et les mensonges. J'ai mon opinion, mon point de vue et ça n'abime en rien le respect et la sympathie que j'ai envers JMM. Et puis il sait s'entourer ce J2M, ce Rodolphe, quel bel homme.
Blogons, blogons, une lecture quotidienne autour de la télé, d'autant que la rentrée s'annonce chaude et mouvementée, oserai-je dire "un vrai délice, hummm" ?

26.7.06

Nous verrons l'homme invisible.

Entendu ce matin à la radio, Christophe Dechavanne animera ce soir une émission qu'il produit. On y verra notament un streap tease de l'homme invisible. C'est à dire ? un décor vide ? des vêtements bouger tout seul ? un carré blanc ? Amusant cette idée. Décidement l'animateur n'a pas fini de nous surprendre avec ces idées louphoques.
Il aurait aussi pour projet d'adapter pour la télé le livre de Vincent Humbert "Je vous demande le droit de mourir". En espérant, si le projet voit le jour, qu'il soit traité avec toute la dignité nécessaire mais je suis sûr que Marie Humbert (la maman de Vincent) veille au respect de la mémoire de son fils.
Peut être sera-ce le moyen d'ouvrir enfin un réel débat sur l'accompagnement en fin de vie.
En tout cas j'ai hâte de voir l'homme invisible et son anatomie que j'imagine plutot gracieuse. Avez vous déjà vu un héros disgracieux ?

L'imperfection de l'homme.

Dialogue entre Philippe BOUVARD et Françoise DORIN le 9 février 2006 :
- (PB) Pensez vous que la plus grande faiblesse de l'homme soit la lacheté ?
- (FD) Très certainement, mais c'est sans nul doute pour cacher sa grande sensibilité.
(...)
Tout s'explique alors, mais la plus grande faiblesse de l'homme, est ce la lacheté ou la sensibilité ?

25.7.06

Sous les pavés la plage.

Perdu au milieu de la foule, j'avance. Nous allons tous dans la même direction, au bout d'un quai. J'aperçois devant moi de larges épaules sous une chemisette légère, une nuque bronzée couleur caramel, des cheveux ras et propres. J'accélère le pas. Il est aussi grand que moi, les jeux légèrement creuses. Il est là, indifférent à la foule. En voyant ses muscles sayants, son regard angélique, sa peau mate, ses traits désirables... il me vient aussitôt en tête du Joe Cooker "You are so beautifull, to me..." alors je détourne la tête et j'accélère le pas. Toujours cette même musique, ces mêmes paroles, quand cela cessera-t-il donc ?
F. m'expliquera qu'il aime quelqu'un d'impulsif et qui pourrait être violent, j'espère qu'il est heureux. Nous sommes allés sur les quais de Seine à Paris. Je pense à Sevran qui n'est certainement pas sur l'ile St Louis par cette chaleur. Il y a du sable au pied de Notre Dame, des palmiers et des torses imberbes et rasés. Un luxe pour quelques dizaines ou centaines d'exhibitionnistes. Les douches-brumisateurs nous font le plus grand bien sous ce soleil de plomb, nous fuyons la foule pour rester sur un banc et regarder les bateaux-mouches passer. Il parle, je l'écoute, je rêve.
J'ai croisé A. l'autre jour dans le train. Mon premier et unique véritable amour. Un acte manqué. Un regard croisé, très vite décroisé. Bêtise humaine. La vie est courte, je ne cesse d'y penser.

9.7.06

Philosophie du jour.

"On nait ensemble, on meurt ensemble."

Z.Z. Coupe du monde de football 2006-Allemagne

24.6.06

Blog : mensonges et vérités, réalités et fictions.

A tout ceux (et plus spécialement à toutes celles) qui ont découvert mon blog plus ou moins récemment et qui s'inquiètent pour moi (sans me le dire) en ayant lu quelques anciens posts, je leur propose de lire un post du blog de Cédric.
Un blog n'est pas un journal intime, n'est pas une vérité absolue, n'est pas une fiction absolue, n'est pas toujours pour parler de soi...
Chacun est libre d'écrire dans son blog, de parler d'une passion, de la maladie d'un être proche, d'une cause humanitaire, d'un projet d'une communauté, de sa ville, d'un parti politique, de recettes de cuisine, de la généalogie de sa famille, du fan club de Dario Moreno... que sais je encore.
Il y a eu l'ère des écrivains qui devaient se battre pour être publiés, il y a maintenant la publication libre, au risque de saturer le marché et de ne pas avoir de lecteur. Mais écrit on sur un blog pour être lu ? rend-on ses écrits publics pour qu'ils soient lus ?... (vous avez 4 heures avant que je ramasse les copies).
Vastes sujets philosophiques. J'écris, je publie, je parle de moi, des autres, de la réalité, des fantasmes et de la fiction. N'en déplaise à aucun lecteur, liberté d'écrire, liberté de lire. La toile est immense. Ne vous inquietez pas donc tant pour moi, tout va bien, rassurez vous. Vous avez certainement quelqu'un de plus proche qui a besoin de vous, alors inquietez vous pour lui, il a besoin de votre attention et de votre affection.