2.12.06

Blogger.com change.

Tiens tiens, Google change son outil Blog pour une version Beta. Visiblement pas de grand changement, une utilisation légèrement simplifiée. Le Blog se démocratise mais ne va t il pas s'essoufler avant même que les outiles aient évolués ? Seuls quelques "Blog-forums" s'en sortiront ou blog à tendance commerciale ou journalistique. Sans aucun doute il reste à inventer d'autres usages qui feront la gloire et la fortune des petits génies qui seront les inventeurs de demain.
En attendant, la blogosphère contamine chaque jour de nouveaux adeptes. Bloggons, bloggons.

3.11.06

Quand le piano a le blues...

Je vais vous raconter l'histoire d'un vieu blues de Louisiane, au temps où les noirs jouaient du piano dans la mélancolie et les souvenirs. La révolte était introvertie, la fatalité régnait et chacun acceptait résoluement et tristement son sort.
C'était au temps de la Louisiane, celle du blues et du jazz, celle des ghettos par couleur et par niveau social, la Louisiane des colonies et de la religion. On chantait Dieu, on implorait Dieu, on louait Dieu.
La liberté que le blanc pensait prendre au noir, cette liberté, le noir en jouissait au travers de la musique et de son Dieu. On n'est jamais aussi libre que dans la créativité. Le blues est né dans la pauvreté et la liberté.

Je vais vous raconter l'histoire d'un vieu piano de Louisiane, triste comme le blues...

"Un vieux piano de Louisiane
Désaccordé comme un chagrin
Aux doigts d'un nègre mélomane
Jouait un vieil air de dédain.
C'était un blues à la peau noire
Qui montait de l'obscurité
Des bas-quartiers de la mémoire
Pour inventer la liberté:

Lève-toi, Dieu, et ce soir, laisse chanter ton sang noir!

L'argent fait de vous des complices,
Aujourd'hui nos dents sont salées.
Il faut nous rendre la justice
Que vos parents nous ont volée.
Nous en avons besoin d'urgence
Pour les pauvres et les affamés,
Pour les pendus de vos potences
Et pour les enfants blasphémés.
Lève-toi, Dieu, et ce soir, laisse chanter ton sang noir!

Regardez monter le déluge:
Il va tous nous passer dessus.
Ce sont les pauvres qui nous jugent:
L'acquittement ne se vend plus.
Allons, tous les grands de la terre,
Procédons au lever d'écrou,
Allons, passons à votre affaire,
Dieu dit: "Accusés, levez-vous !"



Auteur: Jean Debruynne. Compositeur: Gaëtan de Courrèges.

28.10.06

"Les blogs roulent aux mots et pas au vent..."

"Les blogs s'en vont à vive allure en ce moment. Que se passe-t-il ?"
Cédric me demande pourquoi. Je n'en sais rien. Si seulement je savais. Chaque jour, j'ai l'envie de poser la plume, fermer l'écran, effacer le monde du Petit Prince. J'ai moi aussi mes périodes de doute. Y a t il une utilité à tout cela ? Je ne crois pas mais on le fait quand même. Alors on continue de noircir les pages jusqu'au dernier souffle d'inspiration. Et un jour nous passerons à autre chose. Je voudrai juste partir le premier pour ne pas souffrir du départ des autres.

Mon Vieux.

Ca y est je rentre petit à petit dans la mouvace "Star ac 6" et mes préférences se dessinent. Mardi je regarde la quotidienne, les éval et je découvre la voix pure de Cyril. Il chante mon Vieux de Guichard et est bouleversé en pensant à son père. Ce garçon est fascinant, il a une émotion dans la voix, il n'interprète pas, il vit la chanson. Quelque chose me gène tout à coup, seul face à mon téléviseur, la pudeur peut être, l'émotion, des larmes contenues. Ce garçon me trouble, et je ne peux m'empêcher de penser à quelqu'un d'autre à travers lui, à un ami, enfin ce qu'il en reste. Cyril ose lacher ses émotions, sa peine, sa tristesse à travers cette chanson. Il ose... Son physique, son postérieur cambré, ses attitudes, ses yeux et sa bouche, tout me rappelle cet ami, qui lui n'ose pas, qui lui vit enfermé, enfermé avec ses émotions, ses rancoeurs, sa hargne et même son amour qu'il imagine partager alors qu'il le garde égoïstement. Il comprendra un jour que l'amour est un don pas un cadeau que l'on ne fait que recevoir. Il faut donner sans compter, sans calculer, sans attendre en retour, savoir prendre des risques, le risque d'être déçu. Cyril me trouble, sa voix me submerge, il se donne sans compter. Il brille comme un étoile, comme un star. Un jour, mon ami lui aussi brillera, s'il ose, s'il s'ouvre enfin sans pudeur, s'il prend le risque de vivre et d'aimer.

A l'aube du dernier matin.

7h37, j'allume la lumière du bureau que j'ai éteinte il y a moins de douze heures. Pas un chat dans ce bureau où grouillent habituellement plus de 25 personnes. Je suis seul. Derrière les grandes baies vitrées brille le noir de la nuit la plus obscure. Des yeux m'observent peut être. J'ai l'impression d'être nu, comme dans un loft télévisé puisqu'on parle de son retour prochain. Je suis candidat malgré moi. La nuit a été trop courte une fois de plus, agitée par tout un tas de questions pourtant futiles et inutiles. Je suis fatigué, fatigué de ce rythme que l'on s'impose, fatigué de n'être qu'un jouet, fatigué par les autres, leurs histoires interminables. J'aspire au repos, celui qu'on nous promet depuis toujours, dès la naissance, le repos salvateur, le repos éternel.

18.10.06

"J'ai demandé à la lune...

... si elle a vu le bleu du ciel."
Ou alors on pourrait dire "Voilà, c'est fini...", il a décidé de passer à autre chose. Le bleu du ciel s'en va, c'est l'automne, une saison aux couleurs chaudes, où il fait bon se promener dans les forêts humides au milieu des feuilles qui jonchent le sol et des chataignes encore verte. Au revoir "le bleu du ciel" bonne route vers d'autres cieux... tout aussi bleus.
Le bleu cyclade remplacera le gris boréal de ma voiture. Il en faut de l'imagination aux ingénieurs de la RNUR pour inventer ces nouvelles couleurs qui colorient nos automobiles. Comment définir le bleu cyclade ? le gris boréal ? j'en serai bien incapable. Ce sont des couleurs indéfinissables.
"J'ai demandé à la lune..." si le ciel nocture est bleu, si les étoiles brillent dans un bleu nuit, si elle a vu les flammes de l'incendie qui a brulé cette nuit de l'autre côté de ma rue. Un brasier rouge, flamboyant dans le bleu de la nuit, une tâche rouge sous le bleu du ciel.

14.10.06

Qu'aurais-je du te dire ?

Un mail reçu dans ma boite pro me rappelle combien les mots sont impuissants devant la mort. Je n'ai rien dit à J. qui a perdu son père, rien car si tous le service s'était manifesté ça l'aurait agacé j'en suis sûr. Rien car tous les mots du monde de répareront pas la façon terrible dont ça s'est passé. Rien car le Tout n'aurait pu combler le vide. Rien car la peine ne s'efface pas, elle s'apaise au fil du temps. Voilà J. pourquoi je n'ai rien dit, rien trouvé à dire. J'ai fait "comme si rien ne s'était passé" et visiblement c'est ce que tu apprécies. La vie continue, sans ton père disparu tragiquement. Ton sourrire me manque, il reviendra bien vite, je vais t'y aider. Tu es plus belle quand tu ries que quand tu pleures, ton père était certainement fier de sa fille, si belle et souriante. Oublies la maladresse de tes collègues qui pensent que s'approprier ta peine, l'hypocrisie ne t'aidera pas.
"Hervé,

Je tenais à te remercier pour ta discrétion ; merci aussi de continuer à faire comme si rien ne s’était passé. C’est déjà assez difficile comme ça à digérer mais lorsque certains me regardent avec des yeux de chien battu c’est encore pire. Mardi par exemple j’ai consolé M. qui pleurait pour moi dans mes bras…. Hier c’était au tour de S. et à chaque fois que S.M. me dit bonjour elle fait la moue….

C’est avec des attitudes comme la tienne ou bien celle d’A. que je vais pouvoir faire face et sortir un peu la tête de l’eau lorsque je ne suis pas chez moi.
C’est en toute sincérité que je te remercie

J."

Une nuit de douze heures.

Derrière le mur de ma chambre il y a une maison vide. Pas un bruit depuis le 28 mars dernier. Ma voisine est partie dans un mouroir. Elle sombre dans la maladie aux dernières nouvelles. La maison passera l'hiver ainsi, vide, froide et humide, elle me plairait bien pourtant.
Seul au fond de mon lit je pense à ceux que j'aime et à ceux qui me détestent. Il y a longtemps que je n'ai plus pleuré, je recherche la dernière fois, peut être plus d'un an. Ca me manque mais il faut une bonne raison pour cela, je n'en trouve pas.
Flo est venu diner dimanche. Je l'ai dévoré des yeux, je l'ai embêtté avec mes questions, mes suggestions. Il est beau dans son sweat. Il ne reçoit pas l'amour qu'il mérite et je trouve qu'il perd son temps mais je ne lui ai pas dit. Il est jeune, il a beaucoup de temps, il s'en rendra compte lui-même. Il me fait rire, c'est plutôt bon signe. Il écoute mes conseils.
J'ai envie d'écrire à Pascal Sevran, juste pour lui poser une question, une seule mais je dois la formuler au mieux. Je n'ai pas le droit à l'erreur sinon la réponse sera cinglante. C'est un sacré personnage. Son histoire me trouble, c'est un malade d'amour.
Ce matin 8h30, je prends la même route qu'hier soir à 20h30 en sens opposé. Douze heures dans la nuit me séparent de ce voyage. Qu'a t il bien pu se passer en douze heures pour qu'une voiture arrive au milieu d'un champ fraichement labouré. Douze heures, le temps que le soleil balaye l'autre moitié de la planète, il apparait ce matin flamboyant rouge orangé, il fera beau. Il y a eu cette nuit des sorties de boite, des mamans qui ont pris la route pour la maternité, des hommes et des femmes qui ont veillés à notre sécurité et moi je dormais, apaisé et rassuré.
Sur l'immense parking vide ce matin, il y avait un homme seul, debout au milieu de nul part, à 10 mètres des rares voitures, un caddie de golf trônant fièrement à ses côtés. "Trou du cul" ai-je pensé un instant. Il parade seul dans son désert, qu'il est bête. Je me suis garé et j'ai glissé mon badge pour entrer dans le sas de sécurité oubliant ainsi le ridicule du golfeur du parking vide. Les clients m'attendent, c'est rassurant.

13.10.06

Comme une bouteille à la mer.

"Bonjour, quand tu liras ce message je serai peut être en exil. Je m'appelle Loïc, j'ai 14 ans et je vis à Loctudy en Bretagne. Hier les allemands sont entrés dans Paris. Ils arriveront bientôt chez nous. J'ai peur et je ne pourrai plus fuir. J'ai promis hier à mon petit frère de me battre pour la France et pour lui. Je t'adresse ce message dans cette bouteille à la mer pour que tu te souviennes de mon combat. Cette bouteille traversera les mers jusqu'à la paix. Souviens toi de l'Histoire. Loïc, le 24 juin 1940."
Un SOS anonyme dans un combat qui n'était pas celui d'un adolescent. Y a t il une autre bouteille en mer pour dire qu'il en est sorti vivant ? Je regarde la mer dans l'attente d'un autre message de l'homme survivant.

7.10.06

PS, l'intérêt du parti avant l'ambition personnelle.



Il a bien fallu se rendre à l'évidence, Jack Lang a tiré sa révérence dans la course aux Présidentielles 2007. Il restera un doute quant aux 30 signatures nécessaires à sa candidature. Après Lionel Jospin qui s'est retiré, marquant ainsi la fin de tout espoir d'être un jour le 1er homme de France, c'est le 2ème candidat potentiel à s'effacer. Il explique qu'après une longue conversation avec le Pdt du PS, François Hollande, qui lui a demandé de bien réfléchir à l'intérêt du parti avant ses ambitions personnelles, il a choisit de sacrifier son plaisir de devenir candidat pour laisser plus de chance au PS face à la droite. Sage décision pour ces 2 responsables politiques qui avaient peu de chance de percer au sein même de leur parti. Lang bien que populaire n'a pas trouvé l'envergure nécessaire sur un plan de politique intérieure et internationale, Jospin quant à lui, a déçu par un choix maladroit et impulsif en 2002. De plus il a fortement critiqué Chirac à l'époque sur son âge, âge qui le rattrape aujourd'hui.
Il reste donc 3 poids lourds en compétition.
Ségolène Royal qui peut séduire en tant que première femme Présidente (la France ferait alors un choix de "modernité sexuelle" et il serait amusant que la 1ère dame de France soit en fait le 1er Monsieur de France, qui plus est le Pdt du parti) mais qui à part quelques mesures "semi-Sarkozistes" sur la sécurité intérieure, n'offre pas réellement de programme politique global.
Laurent Fabius cède lui, plus à des ambitions personnelles de pouvoir qu'à un réel esprit d'équipe et de parti. En proposant un programme dit "populaire" qui vise la France d'en bas, il ne dupe personne lui qui incarne parfaitement la gauche caviar et a plutôt pris des mesures envers les riches à l'époque où il était à Bercy (ormis la vignette automobile et un vague projet sur la redevance audiovisuelle). Il n'en reste pas moins impliqué de façon plus que trouble dans le scandale du sang contaminé mais les Français ont la mémoire courte. La plupart des victimes étant disparues depuis. Il a plutôt la réputation d'être la candidat des classes aisées. Nous verrons si ce revirement d'électorat est sincère ou manipulatoire. En tout cas il n'a pas marqué les foules en publiant son livre mélangeant le people des carottes rapées à la politique. Pas d'infos sur sa compagne, juste un fils qui a monté sa propre société de service qui se présente de temps en temps sur les plateaux télé.
Enfin il reste Dominique Strass-Kahn, un véritable poid lourd de la politique. Ancien ministre des finances, lui aussi, qui a su démissionner pour conserver l'intérêt de son parti avant ses ambitions personnelles, dans le cadre d'une mise en examen dans l'affaire de la mutuelle étudiante MNEF, affaire dans laquelle il a été condamné symboliquement. Un homme charismatique qui semble avoir l'envergure d'une fonction de représentation nationale et internationale. Il dirige sa pré-campagne de façon dynamique et moderne en créant un hymne officiel sur la musique de l'été "Zidane il a marqué" et en ouvrant son propre blog. Son épouse, Anne Sinclair, porterait plutôt bien la robe de 1ère dame de France avec tous ses devoirs et obligations.
Un choix difficile que les adhérents devront bientôt faire parmi ces 3 candidats qui se démarquent par des qualités différentes. Il reste à étudier attentivement leurs projets de campagne et à analyser la faisabilité des réalisations des promesses électorales.

L'immigration au pied du mur.

Il y a moins de 20 ans, la construction Européenne faisait tomber le mur le plus amblématique de l'Histoire. Une histoire bête, comme seuls les hommes savent en écrire. Il aura fallu du temps pour comprendre qu'on n'enferme pas les populations, que les séparations n'apportent rien.
J'ai toujours en mémoire ces images de liesse de ces allemands debout sur le mur de Berlin, des blocs de béton dans les mains, ouvrant des brèches à coups de marteaux ou de bulldozer. Chute d'un symbole, fin d'une histoire, début d'une autre. Comment a-t-on pu laisser faire ça au XXème siècle ? On s'interroge encore. On se dit juste "plus jamais ça" et que dans toute expérience il y a une leçon à en tirer. On ne peut pas refaire 2 fois la même erreur.
Et bien oui, c'est possible. Après la Palestine qui s'imagine qu'un mur frontalier fera cesser une guerre de religion, après l'Espagne qui regarde impuissante l'inutilité d'un mur sur son territoire en terre nord-africaine, c'est au tour des USA d'avoir l'idée géniale d'un mur frontalier avec le Mexique. Quelques 1 100 kms sur une frontière qui en compte plus de 3 000. Il parait que ça diminuera l'immigration. Chimères et moulins de Don Quichotte. Que l'Homme peut être naïf. Même G. W. Bush est opposé à ce projet, en désaccord total avec son congrès. Comme quoi tout est possible. Alors faut il construire des murs à toutes nos frontières nationales ou régionales ? sur quelle hauteur, quelle largeur, il serait plus prudent des les doubler avec 2 ou 3 rangs de barbelés, et ne pas oublier des miradors tous les 300 mètres avec des hommes armés prêts à faire feu sur les intrus zélés qui voudraient s'aventurer en territoire protégé.
Une bonne aubaine pour le BTP, les Bouygues et autres industriels metalliers et les usines d'armement. Et quand le BTP va... tout va... quoi que.
Que l'Homme manque d'imagination pour résoudre le problème de l'immigration, juste construire des remparts comme à l'époque des chateaux forts, des douves et autres meurtrières.
Et l'Europe dans tout ça ? elle étend son territoire, accueille de nouveaux membres, laisse la libre circulation intra-Européenne des biens et des personnes sans aucun mur interne ou périphérique. L'Europe est elle en avance ou bien en retard sur son temps ? faut il se méfier des "invasions barbares" ?

22.9.06

30 décembre 2003.

"L'année qui s'achève fut de loin la plus éprouvante des cinq dernières, elle m'a vidé, m'a ravagé l'âme et le front. On se trompe évidemment si l'on espère que e temps arrange les choses. Qui croit cela est perdu. (...) Chaque matin sans Stéphane est une défaite annoncée. (...) la douleur me protégeait. Depuis le printemps dernier, elle me tue. Il ne s'agit déjà plus de vivre sans lui mais de mourir. J'écris désormais sur mes rides qui sont les lignes de ma vie."
Il pleut, embrasse moi. (P. Sevran) P 27 & 28

21.9.06

Sache que... je.

Avant son départ il y a quelques mois pour un autre service, je voulais lui écrire, enfin plutôt lui envoyer un mail, lui dire combien j'avais apprécié de travailler avec lui, combien j'avais apprécié sa présence, l'homme privé, son caractère même celui des mauvais jours.
Il porte en lui des traces de blessures, qui n'en porte pas ? Il se connaît visiblement très bien, sait les erreurs à ne pas commettre, et oriente sa vie avec "trop" de retenue à mon goût. C'est un idéaliste ce qui détonne avec sa jeunesse et son charisme. Il séduit sans s'en rendre compte mais en est totalement conscient. Il assume et tente de ne pas faire souffrir. Il ne cède pas aux facilités et à la tentation. Il vit pour la musique, pour extraire ainsi ses convictions, ses souffrances, ses blessures, ses espérances comme un extrait la pulpe vitaminée d'un fruit pressé.
Je voulais lui écrire, je voulais lui dire, je voulais qu'il sache... je sais maintenant qu'il sait, qu'il lit, qu'il est discret, qu'il respecte les non-dits entre nous. Merci. Je sais que rien n'en est changé pour autant entre nous, il sait ce que j'éprouve pour lui, il sait que les choses sont impossibles, il sait qu'y penser n'est pas dangereux, il sait que je ne serai pas le dernier, il sait qu'il ne pourra lutter et rien changer, il sait que l'humour et un regard complice sont nos meilleurs boucliers. Il sait que a peau mate et bronzée, que son type méditerannéen, que son parfum, que son visage, sa bouche et ses cheveux, que son harmonie sont une arme redoutable. Je voulais juste lui dire tout ce qu'il sait déjà, tout ce que les mots ne m'auraient pas permis d'exprimer, tout ce que je ne peux lui dire, de peur de briser ce qui est magique entre nous. Je voulais qu'il sache que... je...

Une journée juste pour toi, Maman.

Il y a la fête des mères, la fête des grand-mères, la fête du saint patron... et puis il y a la journée mondiale pour les malades touchés par la maladie d'Alzheimer. Une journée mondiale, rien que ça. Comme si toute la terre ce jour là oubliait tout le reste et ne pensait qu'à cette foutue maladie. Enfin c'est l'intention qui compte. Alors voilà Maman, aujourd'hui je pense à toi, toi qui est loin, près de Marseille sous le soleil du sud, entourée par la famille, les "aînés" qui commencent eux aussi a ressentir les limites de la bonne santé.
Personne n'est épargné face à cette injustice. Annie GIRARDOT fait son coming out, révélant ainsi qu'elle est frappée par Alzheimer depuis au moins 3 ans, qu'elle est suivie et très entourée par sa famille et un coach. Elle n'arrête pourtant aucun projet, cinema, théâtre, chanson... L'important nous explique-t-on, c'est d'entourer les malades avec la plus grande affection car ils sont sensibles à l'amour qu'on peut leur donner.
Près de 800 000 malades en France et donc autant de familles doivent gérer un quotidien plus ou moins lourd. Une longue et difficile fin de vie tendant à effacer les meilleurs souvenirs partagés avant la maladie.
Je n'ai déjà presque plus le son de ta voix en mémoire, juste quelques sons, quelques rires et un visage éteint, un regard vide. Il faut lutter pour garder les meilleurs souvenirs.
Profite bien du soleil et de la douceur méditerranéenne. Aujourd'hui plus qu'hier, je pense à toi, Maman.

19.9.06

Le chiffre du jour.

Ce sont exactement 6 924 sans papiers qui ont été régularisés. Bien ou mal ? J'écoute RTL avec une interview de Clémentine AUTAIN élue à la mairie de PARIS. Charmante, naturelle, énergique, elle ne se positionne pas face aux questions dérangeantes du journaliste. "Il faut voir, il faut étudier, la question mérite d'être posée...". A propos des sans papiers elle s'offusque des conditions sanitaires du groupe de Cachan. Droite et gauche sont unanimes sur ce point et même le Ministre de l'Intérieur, humainement, ne peut s'en réjouir.
La solution proposée à court terme pour les ressortissants étrangers présents illégalement en France (d'ailleurs il serait intéresssant de connaître la répartition par nationalité) ? Une régularisation massive à l'Espagnole ou à l'Italienne sans aucune question. Bien, soit comme ça on résoud le problème aujourd'hui, on adopte tout le monde, parfait on stoppe la polémique et on arrête de perdre de l'energie en débats "stériles".
Bien et demain ? pas demain en 2007 mais demain mercredi 20 septembre 2006 ? bien oui des clandestins il en arrive tous les jours par route, air, terre, mer... demain mardi on fait quoi ? on régularise tous les jours, sans fin, sans limite, sans critères ? oui ou non ? c'est à cette simple question fermée qu'aucun politique n'a le courage, la franchise et l'honneteté de répondre en cette période pré-électorale. Alors oui Nicolas SARKOZY choque et gène dans sa franchise et ses positions. La solution qu'il apporte n'est peut être pas la meilleure en effet. Mais il faudra bien que chaque citoyen apporte sa propre réponse à cet accueil forcé des immigrants. Alors je me pose la question, que faut il faire et quel politique aura mon soutien. Il est évident que beaucoup d'entre nous à titre humanitaire sont ouverts à des accueils, idem à titre économique mais où met on la limite ? Je n'ai pas un avis clair et tranché sur la question, j'écoute beaucoup les propositions des politiques et des artistes (pour beaucoup liés à l'opposition) mais elles sont rares et ne répondent qu'à la situation présente. Il faut une réelle politique à long terme, nationale et aussi Européenne. J'ai bien peur qu'on n'aboutisse pas à une solution durable et que ceci ne soit qu'un simple argument électorale tout comme l'insécurité en 2002.
Il serait aussi intéressant de chiffrer le coût pour la société de l'accueil des clandestins, mais pour être totalement honnête, de chiffer ce qu'ils rapportent à la Nation en effectuant le travail que les Français ne veulent pas faire. Et oui dans certains cas on est bien content qu'ils soient là.

16.9.06

Noël avant l'heure.


Il m'attend et je l'attends avec impatience. Il m'a fallu être persuasif et implorer mon opérateur pour obtenir l'offre "nouveau client" pour le vieux client que je suis. Les opératrices sont charmantes mais droites dans leurs bottes et obéissantes aux consignes données par Bouyguestelecom. Bilan un portable de 99 € qui passe à 1 €. "Il s'agit d'une offre exeptionnelle et à titre commercial Mr X, car vous êtes client depuis longtemps et vous avez un cumul de points important..." patati patata. J'ai poussé le vis jusqu'à leur faire comparer mon compte avec celui d'un collègue qui a obtenu l'offre après quelques négociations et pourtant sa situation était moins favorable que la mienne. Comme quoi l'appareil ne coute pas bien cher et pour ne pas perdre un client une solution est toujours possible.
Je fais des infidélités à SAGEM qui m'a déçu par le design et les menus de mon dernier mobile. Reste à voir si Sony Ericson m'apportera une meilleure satisfaction avec ce téléphone chargé en gadgets en tous genre : photos, sons, carte mémoire intégrée, port USB... Il parait qu'on peut même téléphoner, on n'arrête pas le progrès.

Brèves du jour.

* Enfin la gauche tente d'exposer un projet Présidentiel. On est encore loin d'un rassemblement des candidats socialistes mais on semble s'en rapprocher. Il serait temps que des alternatives arrivent pour laisser un réel choix politique. Encore un peu de patience et beaucoup d'espoir en perspective. Bilan de LCI : quasiment 6 discours anti-droite-Sarkozy, sans réelle propositions. Analyses à suivre.
* 42 % des Français favorables à la peine de mort. Constat affligeant d'un ras le bol et d'un laissé-aller. Il serait temps que l'éducation reprenne le dessus. Où sont passées les valeurs de nos grands-parents ? Enterrées avec eux ?
* Le Secrétaire d'Etat du Vatican a déclaré samedi que le pape était "absolument désolé" que ses propos aient offensé les musulmans. Visiblement il ne s'agissait pas de propos personnels mais de citation d'un recueil de pensées de siècles passés. Faut il occuper de si hautes fonctions pour ne pas imaginer une seule seconde l'impacte de telles citations ? Beaucoup regretterons Jean Paul II qui s'est battu pour l'Oecuménisme et le rapprochement des religions, pour la Paix dans le monde, pour le respect de l'Homme.
* Pendant ce temps, la techno parade parisienne se déroule contre la faim dans le monde.

12.9.06

hervehome.com

Il faut déjà se réabonner. C'est sur ce genre d'évènement que l'on réalise combien les jours filent. Il y a un an j'achetais mon 1er nom de domaine avec quelques projets. Je n'ai pas vraiment pris le temps de les concrétiser (mais j'ai fait d'autres choses ;)). Les projets sont toujours là. J'ai hésité à me réabonner.
Je n'ai pas fait migrer ce blog et je n'en ai pas vraiment envie. Un autre blog parallèle a vu le jour en mars mais je l'ai négligé depuis. Promis, les bonnes résolutions de début d'année sont là, je vais m'y consacrer un peu plus.
C'est donc repartie pour un an pour hervehome.com.

11.9.06

J'avais les yeux humides, c'était un 11 septembre, presque comme un autre.

C'était un jour comme un autre, un jour où le soleil brillait. J'étais en vacances. Je faisais de la peinture. J'étais heureux à l'époque, insouciant. Je n'avais pas encore rencontré l'Amour. J'étais innocent et naïf mais heureux. Ca me convenait bien.
La vie était belle. L'Histoire avait connu ses horreurs, ses troubles, ses guerres. On avait connu la Gerre du Golf, la première, en direct le soir à table devant le téléviseur. On buvait notre soupe en voyant les bombes en direct sur Bagdad. La mort à table.
Je peignais et j'avais mis la télé en fond sonore. Je chantais, j'étais ailleurs. Le soleil brillait. Une semaine de vacances paisible, sans voyage, juste pour se reposer et profiter de l'arrière saison. Il me fallait aussi préparer un grand évènement associatif qui me tenait à coeur depuis de longs mois. Il restait à peine 45 jours pour tout mettre en place. J'étais bien, pausé, reposé, impatient et heureux.
Et puis il y a eu la suspension du programme télé, c'était matinal. J'ai fait une pause dans ma peinture, une pause qui durera toute la journée, le monde venait de basculer dans une nouvelle horreur, une nouvelle forme de guerre du jamais vu. Là aussi en direct sur toutes les télés du monde. Une guerre qui s'annonçait mondiale, violente, soudaine et sournoise, une guerre que j'ai cru être la dernière. J'avoue j'ai eu peur, j'ai eu très peur, j'avais les yeux mouillés devant une telle lâcheté. Je ne supporte pas la lâcheté, je la haïs. On parlait de Paris, de Montparnasse, de vigipirate, de l'armée... Je m'imaginais déjà en treillis, réquésitionné. J'étais naïf c'est vrai. Mais on perd ses moyens, sa logique, la raison devant un tel évènement.
L'Amérique, ce continent et ce pays que l'on nous vend dans nos livres d'Histoire depuis le primaire, comme le pays de la Paix, la 1ère puissance mondiale, le pays nouveau... l'Amérique touchée en son plein coeur, dans le centre de sa ville mythique, New York, attaquée par l'intérieure. Le ver était dans la pomme.
J'ai réalisé la violence, la puissance, la lâcheté au pire moment, quand la première tour s'est effondrée. L'Histoire venait d'être modifiée. Il n'y aurait plus jamais ces tours dans le paysage, dans la géographie. Il n'y aurait jamais plus ces hommes et ces femmes qui ont succombés dans les gravats, réduits en poussières inhalées par leurs pairs, canibalisme involontaire. Ils flottent dans les airs, le vent les a emmenés vers le large comme on répend des cendres.
Ce jour là était un jour comme un autre, un 11 septembre en 2001. Il a changé le monde, il a changé ma vie. J'avais les yeux humides, j'ai pleuré avec pour seule honte celle de vivre dans un tel monde, la honte de laisser un tel héritage aux générations futures.
J'ai compris ce jour là combien notre passage est éphémère. Je ne suis pas un battant, mais j'irai depuis ce jour au bout de mes rêves, au bout de mes idées, au bout des mes rencontres, de mes amitiès, au bout de mes combats. Aucune souffrance ne sera aussi forte que celle de ce jour là. Tous les moyens seront bons, mais il faudra vivre, se battre, aller au bout des combats jusqu'au dernier soupir, je n'ai que ça en tête, vivre est un combat.
J'avais les yeux humides, je les aurai encore, les larmes ne lavent pas, elles n'effacent pas, elles apaisent.

8.9.06

"Ce qui est intéressant dans la littérature..."

Voilà ce que je découvre sur le blog de MATTHIEUX.
Cela traduit parfaitement ce que j'ai envie de faire de mon blog. Parler et écrire de ce que les mots permettent sans que la réalité de la vie de le produise. Avec les mots on peut voler, mourir, ressucité, tuer, voyager, jouïr, ne plus travailler, ... faire tout un tas de choses qui pourtant ne sont pas la traduction d'un fantasme.
Une fois de plus MATTHIEUX m'étonne par son style, les blogs sont riches d'individus à suivre.