20.4.06

Haine autour d'un meurtre.

Hallucinant ce petit blog mis en place suite à la mort de Joe, jeune Belge de 17 ans qui ne demandait qu'à écouter de la musique sur son MP3 en plein coeur de Bruxelles dans la gare centrale. C'était il y a quelques jours, en pleine heure de pointe, personne n'a rien (pu) fait(re). On se révolte, on s'en fout, on se dit que c'était un frère, un fils, un étranger, qu'il était blanc, que les choses auraient été différentes s'il avait été coloré, immigré, religionnisé...
Un blog a été ouvert par un membre de la famille, sorte de registre de condoléance que l'on trouve au fond des églises lors des inhumations. On y laisse habituellement des formules bateaux pour dire sa peine, sa compassion, combien le défunt nous manque, que l'on pense à ses proches, qu'il était si jeune, si parfait, que la maladie et la vie ne sont pas tendres, qu'il ne faudra pas l'oublier, qu'on garde nos meilleurs souvenirs partagés...
Et en lisant ce blog qui semble faire grand bruit sur la toile Belge depuis quelques jours, qu'elle n'est pas ma surprise d'y découvrir un "débat" pseudo-politico-socialo-racial où les insultes, les attaques gratuites, les expressions haineuses des minorités majoritaires fusent de façon déraisonnées.
Je ne parle pas du style, de l'orthographe, de la sémantique, du sms-télégraphic-style qui doit faire hurler Sevran, Pivot et toute l'académie Française.
Moralité il vaut mieux mourir discrétement dans le désert qu'en pleine heure de pointe en gare de Bruxelles.

18.4.06

Et c'est le temps qui court.

Mon cadeau de Noël n'arrivera qu'en Août. Stéphane et Laurence me tannent sans cesse pour savoir quand je serai libre pour aller à Barcelone. Mai semlait un bon compromis mais finalement les congés et les prix des vols semblent ne pas convenir. L'été sera une meilleure période, plus chaude, plus ensoleillée, plus reposante.
Déjà 4 ans que je travaille au quotidien avec Daniel, ce méridional au charme innocent. Il obtient enfin ce qu'il attend bien que je doute qu'au fond de lui ce soit son choix de rêve. Mais il veut partir, n'importe où, juste partir. Il me manquera. Ses petits sauts d'humeur aussi, mais surtout son charme. Il a su me séduire en 4 années, je ne l'oublierai pas.
Je découvre avec grand plaisir il y a quelques jours, un nouveau message de Ludovic dans ma boite email. Mon plaisir est un peu terni par le contenu du message. Ludovic ne semble pas au meilleur de sa forme, une santé qui se dégrade au fil du temps, la médecine ne semble pas tout expliquer. Avec la meilleure volonté du monde je ne peux l'aider et de toute façon il refuserait. J'attends de le revoir.
Je dois revenir en Belgique mais je ne sais quand. Je vais déjà passer 8 jours en Allemagne un peu contre mon gré mais la découverte d'Hannovre aura du bon j'en suis sûr. Et je dois retourner bientôt aussi à Annemasse près de la Suisse. Espagne, Suisse, Allemagne, Belgique, me voilà bien Européen cette année.
Déjà deux ans que Laurence a rencontré pas tout à fait par hasard ce fameux Pascal. Un garçon que certains entremetteurs ont voulu jetter dans ses bras. Il faut du temps à plus de trente ans pour se déclarer, pour se dévoiler. On a des peurs que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je reste persuadé que Laurence s'est fait un film, qu'elle a voulu voir chez ce garçon ce que d'autres imaginaient pour elle. Le garçon lui a avoué le week end dernier qu'il n'a pas les sentiments qu'elle croyait lire en lui. Terrible déception. Il lui faudra cetainement beaucoup de temps pour se laisser apprivoiser. J'en veux à ceux qui ont manigancé ce traquenard, qui sont loin d'ici, idéallise et ne mesurent pas le mal qu'ils font. Qu'ils s'occupent de leurs propres maux avant d'aller compliquer la vie des autres. Ils n'ont pas de leçon à donner.
Maman s'en va tout doucement. Le plus dur reste à venir. Il me vient de plus en plus à l'esprit les inombrables démarches qu'il faudra faire après son départ. Je vivrai avec des regrets. Des regrets de ne pas l'avoir suffisament fait parler, sur elle, son enfance, la guerre, son couple, sa fierté pour ses enfants... Elle me manque déjà.
Et finallement après bien des années, nos rêves ne sont plus ceux d'un enfant. Et c'est le temps qui court.

8.4.06

Benabar à un truc.

Retour hier au Zenith pour un nouveau concert avec Benabar. Découverte d'un tout jeune artiste en première partie, Renan LUCE, jeune chanteur à texte avec des histoires qui m'ont bien fait sourire.
Puis s'en sont suivies deux heures d'un show extraordinaire. Benabar à un truc, pas une baguette magique juste un barbatruc bien à lui pour mettre le feu. Le public est plutôt franco-français et de tout age. Un Zenith plein comme un oeuf, 7 000 personnes entre gradins et fosse, un véritable marée humaine mise en lumière par intermittence pour le dialogue avec l'artiste. Neuf musiciens pour l'accompagner, jouer, chanter, danser, des artistes complets que Benabar n'hesite pas à présenter à plusieurs reprises, conscient que l'artiste sans ses partenaires et sans son public n'existe pas. Je me demande juste qui peut bien être sa Celestine.

Je ne connaissais pas l'univers Benabar, juste quelques titres entendu ici ou là mais j'avais entendu parlé de sa folie scénique, ses courses sur le plateau, ses sauts et ses pas déhanchés... sans aucun contexte c'est un show man qui répond aux plusieurs rappels, qui tient deux heures avec 100 % de chansons Françaises et qui déplacent les foules. Il est jeune, hors norme, s'adresse à un public particulier, des enfants aux grands-parents, chante en Français, a des textes positifs, bouge et saute partout, communie avec son public... Incontestablement Benabar à un truc.

7.4.06

On dira de Bush : il est passé par là.

Etonnant ce clip qui passe en boucle depuis quelques jours sur TF1. Impressionant la façon dont James Blunt vit et interprète cette composition qu'il aurait écrit quand il était soldat au Kosovo. Il se dégage sur son visage derrière son piano une émotion incroyable, une souffrance inimaginable. Les "Nouvelles stars" et autre "Star academy" n'ont qu'à bien se tenir.
Je vous laisse vous imprégner de son texte et d'une traduction faite par Tidus (Merci à toi).

"There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
Tears drying on their face.
He has been here.
Brothers lie in shallow graves.
Fathers lost without a trace.
A nation blind to their disgrace,
Since he been here.



Il y a des enfants ici,
Les bras tendus vers le ciel,
Des larmes séchant sur leurs visages.
Il est passé par là.
Des frères reposent dans leurs tombes.
Des pères perdus sans une trace.
Une nation aveuglée par sa disgrâce,
Depuis qu'il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure, dans vos yeux, plus aucune.
Seulement du désespoir.


Houses burnt beyond repair.
The smell of death is in the air.
A woman weeping in despair says,
He has been here.
Tracer lighting up the sky.
It's another families‚ turn to die.
A child afraid to even cry out says,
He has been here.

Des maîsons brûlées irréparables.
Une ôdeur de mort flotte dans l'air.
Une femme pleurant de désespoir dit :
Il est passé par là.
Un éclair sillonne le ciel.
C'est le tour d'une autre famille de mourir.
Un enfant n'osant pas même pleurer dit :
Il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure dans vos yeux, plus aucune.
Seulement de la tristesse.

There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
But no one asks the question why,
He has been here.
Old men kneel and accept their fate.
Wives and daughters cut and raped.
A generation drenched in hate.
Yes, he has been here.

Il y a des enfants ici,
Les bras tendus vers le ciel,
Mais personne ne demande pourquoi,
Il est passé par là.
Les anciens s'inclinent et acceptent leur destin.
Veuves et filles violées et enlevées.
Une génération trempée de haine.
Oui, il est passé par là.

And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.

Et je ne vois aucune bravoure,
Aucune bravoure dans vos yeux, plus aucune.
Seulement de la tristesse."

© James Blunt

5.4.06

Le mystère Morandini.

Mardi 28 mars dernier, Jean-Marc Morandini ferme son blog sur un coup de tête. Raisons invoquées, ras le bol des attaques sur son travail mais aussi attaques personnelles par des journalistes (Voici et Libération) et des internautes. Pour preuve, voici les 2 liens concernant des articles publiés par Libé et rédigés par Raphaël GARRIGOS et Isabelle ROBERTS.
Etonnant pour des journalistes d'être autant partial dans leurs articles et de s'attaquer à l'homme plutôt qu'uniquement à son travail.
Ma première réaction fut d'adresser un email de soutien à JMM et de m'étonner de sa réaction. Il est du devoir d'un homme public de répondre ou non aux critiques, de se blinder face aux attaques et d'accepter les critiques si elles sont justifiées. Je soumets dans mon email diverses hypothèses. Il peut y avoir cette version officielle de l'homme public qui a eu une émission télé peu glorieuse sur TF1, qui a souffert des attaques de l'époque, en partie justifiées mais qui aujourd'hui produit un travail de qualité et ne veut retomber dans cette spirale de déchainement et de lynchage médiatique. Autre hypothèse, JMM a ouvert son blog en septembre dernier et d'après ses dires, le gère seul, bénévolement en y consacrant au moins 4 heures par jour. Il a une quotidienne d'une heure trente sur Europe 1, écrit des livres de diverses articles pour la presse télé et depuis lundi 3 avril a une quotidienne télé d'une heure sur Direct 8. Il y a un moment où même avec la meilleure volonté du monde les journées ne font que 24 heures. Alors il faut réorganiser son agenda et faire des coupes sombres dans ce qui est le moins prometteur en terme d'avenir et le moins rémunérateur. Enfin derniere hypothèse, quelques pressions obscures d'hommes influents, patrons de presse, de radio ou télé... Mais quel intérêt par exemple pour un Jean-Pierre El Kabach d'agir ainsi ? Bref diverses hypothèses auxquelles Jean-Marc ne me répond pas mais me remercie pour mon soutien.
Ma réaction a été au départ de signer les diverses pétitions de soutien qui existe sur le net pour la réouverture du blog. Ensuite je suis entré en contact avec les modérateurs du forum des amis de JMM afin de proposer une action envers les 2 journalistes de Libé. Après quelques prises de contact avec des amis journalistes je recense les organes (synidcats, pseudo-CSA, Direction de Libération...) susceptibles d'être alertés sur ce comportement journalistique qui n'est pas très digne de la profession.
Après une très longue soirée de discussion avec les modérateurs du forum (et le comportement "casseur anti-CPE" de certains) je propose à tous quelques jours de réflexion d'autant que l'un d'eux doit croiser JMM le lendemain et pourra ainsi prendre la température.
L'action en reste là pour le moment puisque le lendemain (vendredi dernier) je découvre quelque chose de troublant dans les archives du blog de JMM, voir le lien ci-dessous :
En effet, JMM a fait en janvier dernier de la pub sur son blog pour un livre écrit par Raphaël GARRIGOS et Isabelle ROBERTS, les 2 journalistes de Libé.

Alors pourquoi donc leurs deux articles assassins depuis ? Il y a donc des mystères que la raison ignore... Fin du blog, Fin du combat.

Come back.

Fin de la trève, besoin d'une pause, de m'isoler, de fuir l'actualité qui me pollue du soir au matin. Ce retrait permet aussi un temps d'observation, d'introspection, d'écoute, de discernement... très riche d'enseignement. Il est temps de revenir avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il n'y ait plus le manque, l'envie, le besoin vital de... Maintenant plus que jamais le métronome bat la mesure sans cesse avec une régularité digne d'un horloger Suisse. Il faut donc avancer en rythme pour ne pas se laisser dépasser par la mesure.

16.3.06

Paris le lundi.

Le soleil de printemps brille déjà. Le froid est vif mais sec. Il y a foule à la gare ce lundi matin. Quelques têtes connues et des bonjours obligés. Un ami de longue date que je n'ai pas vu depuis des mois m'interpelle. Il travaille sur Lyon pour trois mois encore. Un compagnon de voyage inattendu.
Paris. Direction les Galleries Lafayettes pour voir Sébastien qui m'a laissé il y a quelques jours un message ambigu, une invitation à une pseudo soirée anniversaire. Je traduis machinalement par une envie de sexe qui refait surface perpétuellement. Il n'en fini pas avec sa cliente. Enfin libre, un café, quelques nouvelles, des projets non arrêtés. Contents de s'être revus, je dois partir.
J'appelle et réveille Flo qui rêve en haut de sa tour à la Défense. Il n'est pas prêt. Pas prêt pour me rejoindre déjà, pour m'accompagner dans ces boutiques du Marais, pour toucher, pour essayer, pour tester. Il est jeune et se croit déterminé. Laissons le temps s'écouler.
J'y vais seul afin de récupérer un travail commandé. Catastrophe ! Le bien confié a été perdu. Nicolas très pro est désolé et me propose de me rembourser ou de le remplacer. Je prendrai le temps de réfléchir avant de me décider et de commander autre chose. Dommage j'aimais bien ce t-shirt qu'il devait réparer.
Direction les Halles pour retrouver Flo enfin réveillé mais qui n'entrera pas dans le Marais aujourd'hui. Une après midi sous le soleil, à divaguer, à trainer au Louvres. Quelques photos au milieu d'autres touristes et il faut déjà penser à rentrer.
Flo est allongé sur la banquette du train. Il est beau et désirable. Le sait il au moins. Si seulement il n'y avait pas tous ces gens... Je rêve... Le train du désir s'arrêtera-t-il ? Flo me sourit. Un instant d'éternité.

Entre Zénith et Eurovision.

... que le bon Dieu est une femme. Le marchand de rêves a enflammé le Zénith mardi soir dernier, ne cessant les éloges pour son public, trop dissipé à mon goût. Corneille était bien là pour quelques 4 000 spectateurs.

Au milieu d'eux, un enfant persuadé que Corneille ne chante que pour lui, pour lui seul. Sa mère, sa famille, son histoire, le génocide, le pays vers lequel le retour sera inévitable et une seule conviction ... Que le bon Dieu est une femme.


12.3.06

Entre l'île St Louis et Morterolles.

Je zappe sans fin pour voir quelques images de l'évacuation de la Sorbonne par les CRS, des quelques 300 étudiants anti-CPE. Enfin anti-tout comme on l'est à cet age. Surtout durer dans ce statut, à la charge des familles ou de la société, statut dans lequel il n'y a pas d'obligation de se lever le matin, de produire, de rendre des comptes.
Ce matin je découvre quelques images des grands dirigeants politiques du PS, dont certains refont surface alors qu'on les croyait à jamais perdus.
Petit commentaire arrangé de Jack "Heureusement qu'il n'y a pas d'élection demain sinon la droite subirait les effets CPE".
Je m'interroge sur ce qu'à bien pu écrire hier Sevran dans son journal à propos de cette évacuation somme toute violente de la Sorbonne qui n'avait plus été occupée depuis mai 68. Les étudiants d'aujourd'hui manquent d'originalité dans leurs actions, ils ne reproduisent qu'en une pâle copie les coups d'éclat de leurs aînés. Mais bon ils ont pour excuse d'être instrumentalisés par leurs parents (génération 68) qui gouvernent d'une main de fer les syndicats des travailleurs. Vous avez raison mes petits restez à la maison, bien au chaud et n'oubliez pas le patron c'est celui qui vous veut du mal, il ne vous apportera pas de l'emploi, il vous licenciera avant même que vous soyez embauchés.
Et qui va payer les aides sociales pour tous ces jeunes qui refusent l'emploi ? et qui va payer les retraites de leurs parents syndicalistes, futurs retraités demain et qui auront tout fait pour que leurs enfants soient sans emploi ?
Je doute que Sevran suive son ami Jack dans ses rejets sans contre proposition.
Vivement l'an prochain que je lise son journal du 11 mars 2006.

9.3.06

Et pourtant, "les pluies durent".

"Ne sois pas fier de ce que tu es. Reste toi-même. Tu sais, l'homosexualité et la connerie sont tout à fait cumulables."
CF/CG
"Un jour un garçon te dira qu'il t'aime, qu'il t'attendra où que tu ailles, qu'il te donnera l'amour que tu n'as pas eu."
CF/CG
"Ma mise en bière se fera au champagne.
CF/CG

2.3.06

Les 7 différences.








Mardi 14 février 2006
Le Grand Bornand






Jeudi 2 mars 2006
Yvetot
La neige, la même neige et pourtant 15 jours séparent ces deux clichés, 700 kms aussi. Qu'il est doux de se croire en vacances quelques instants. La neige arrête le temps. Elle fait appel aux souvenirs d'enfance.




28.2.06

Une simple pensée.

Il y a cette photo à côté de mon lit, un visage figé et souriant, le temps s'est arrêté. Je pense à Laurence qui découvre l'amour avec un garçon qui semble penser à autre chose. Je songe à Florian qui ne mesure pas ce qu'il dégage. Je pense à Martine qui a pensé à moi en Israël. Il y a cette carte reçue pour mon anniversaire, une attention douce de quelqu'un de discret, qu'on trouve là où on ne l'attend pas. Il y a ce "couple" qui vit à trois depuis déjà trois ans, un équilibre bien étrange. Il y a aussi ce jeune garçon qui croit que son partenaire l'aime, doux rêveur, le réveil sera difficile. Je pense à Séverine qui parlait séparation autrefois et parle enfant à présent. Je pense à Stéphane qui fait son chemin sans savoir où il va le mener. Je pense à Daniel, seul si jeune, un charme fou qui n'arrive pas à dire oui à celles qu'il séduit. Je pense à toi, derrière ton ordinateur au travail, chez toi ou au cyber-café, paumé sur la toile. Je pense aux jeunes de ma ville qui rêvent d'aller vivre à Paris. Je pense à ceux qui sont passés dans mon lit, le temps d'un soir, le temps d'une nuit. Je pense au visage sur cette photo en noir et blanc, à celui qui est là, juste à côté de mon lit. Je pense qu'il comprendra, seul la vie compte.

Mon patron sur Europe 1.

Etonnant d'écouter en Podcast l'interview faite par Elkabbach le 24 février dernier, de mon grand patron. L'occasion de découvrir qu'il dirige la première banque Française qui figure dans le top five des banques mondiales.
Comment s'endort on le soir quand on a un tel poids sur les épaules ? a t on une pensée pour les milliers de salariés et de familles, de clients et de professionnels... qui font vivre le "système" ? Quand on connait les centaines de filliales du groupe, l'implantation internationale, les secteurs d'activité controllés... il y a de quoi avoir le vertige.

En tout cas je m'amuse de savoir que mon grand patron sait traire les vaches.

25.2.06

Fuites de "capitaux".

Incroyable, après Jean-Philippe SMET, notre Jojo national, c'est Yves BIGOT, ancien Directeur de programmes sur France 2 et actuel Directeur général adjoint aux programmes de France 4, qui nous quitte pour la Belgique.
La RTBF se dote ainsi d'un nouveau Directeur pour ses programmes. Doit on parler ainsi d'émigration négative pour la France ?
Attention si la Belgique nous pique toutes nos valeurs positives on pourrait leur envoyer nos dindes grippées.

Ma nouvelle compagne.

Elle est là, nue et blanche, étalée sur la vitre de la table basse. Une blancheur à faire rougir la neige. Elle s'étire fine et menue, légère comme une plume. Il ne faut pas souffler au risque de la voir s'envoler ; le précieux trésor serait perdu à jamais.
Elle vient des Halles à Paris, où un jeune beur me l'a conseillée. "Une bonne affaire" comme il dit, "Tu ne seras pas déçu". Et j'y compte bien. Je la regarde, fasciné, tout excité avec l'envie déjà de la sentir, la froller, la carresser, la goûter gouluement.
Avec elle je vais partir, partir loin d'ici, ailleurs, dans un autre monde. Peut être même sur l'une des planètes explorées jadis par le Petit Prince, lui à la fois si triste et si heureux dont le rire résonne encore à mon oreille. Elle va m'emmener dans un endroit où il n'y a ni bonheur ni malheur, où la vie n'est que jouissance et plaisir. Un plaisir éphémère certes mais aujourd'hui seul la jouissance compte. La vie devrait être une éjaculation sans fin.
Je prends mon ticket de métro mauve, celui là même qui m'a conduit aux Halles, ligne une. Et avec, je lui carresse les flancs, je la dessine, l'allonge, l'étire en une ligne droite et fine sans en perdre une miette. Je prends mon temps afin de me concentrer, me préparer à l'acte ultime. Je savoure cet instant, sorte de préliminaire à l'acte d'amour. J'aime le travail bien fait. Je suis à la fois détendu et serein mais aussi excité et en début de transe. Elle ne dégage rien, ni chaud ni froid, elle est là et attend que je la consomme. Elle est envoûtante, perverse, une véritable diablesse qui sait tout le bien qu'elle va me faire mais aussi plus tard tout le mal. Peu m'importe seul le bien à venir compte en cet instant.
J'enroule mon précieux titre de transport en une sorte de petite paille, fine et serrée afin qu'elle soit le plus étanche possible.
Je la regarde une dernière fois, je la domine, elle m'est totalement soumise. Je pose la pointe de ma paille à sa tête ou à ses pieds, je ne saurai le dire précisement. Je suis à genoux devant cette table basse. Je pose ma narine à l'autre extrémitée du ticket de métro et je me lance sauvagement dans cet orgasme aspiratoire. Je la renifle de tout son long et je l'absorbe au plus profond de moi-même jusqu'à la faire totalement disparaitre. Il n'en restera pas une trace sur cette vitre.
Elle s'offre à moi, totalement dévouée et répond au prix pour lequel je l'ai achetée. Je la prends brutalement, sauvagement avec toute la puissance d'un shoot. J'ai les yeux rougis par le plaisir, le sexe gonflé par le désir... Je m'évade vers le paradis blanc.

Cocoricouac.

- B6
- Manqué
- H5
- Touché
- N1
- Coulé.
Le coq Français touché en plein coeur. Pour la première fois de son histoire, le salon de l'agriculture de Paris se déroulera sans la présence des volailles. Un salon amputé d'un fleuron de l'agriculture Française. N'a t on jamais vu un salon agricole sans vaches en pleine crise de vaches folles, sans moutons en pleine épidémie de tremblante du mouton ?
La crise commence et ne va faire que s'emplifier, les médias vont nous resservir du poulet midi et soir jusqu'à ce que nous en ayons la nausée. Le contre effet de l'info semble t il. Heureusement cette filière en crise saura certainement bénéficier des aides "exceptionnelles" de l'Europe pour sauver les producteurs et autres professionnels avicoles.
Faut il trouver un autre emblème pour la France puisque son coq est bien malade ? Après Marianne sous les traits d'Evelyne THOMAS qui a soulevé la colère du peuple, c'est l'orgueil et la fierté Française qui est mis à mal. Heuresement il nous reste Geneviève de Fontenay et ses Miss France.

24.2.06

Je suis malade, complètement...

"La vie est une maladie sexuellement transmissible entrainant la mort."

Marie Pierre FARKAS, journaliste France 2.

23.2.06

Du Pastis dans le Bordeaux

Entendu hier à la radio suite au nomination des nouveaux Cardinaux par le Vatican :
L'Evêque de Bordeaux (Président de la conférence des Evêques de France) s'appelle Monseigneur RICARD. Un comble non ?
Il vient d'être nommé Cardinal par le Pape. Faut il rappeler qu'un cardinal est un cocktail alcoolisé ?
A quand Monseigneur CHAMPAGNE à Orange ?
A consommer avec modération, l'abus d'alcool peut nuir à la santé.

10.2.06

Enfin le schussssssss.

Quatre ans que j'attends cet instant. Régularité olympique. Je suis sur le départ pour la neige, le ski, la montagne, l'air frais, les copains, les raclettes et fondues, le free style...
Tout schussss, pas de blog, juste la vie hors du temps, une pause loin de tic tac du temps qui s'écoule inexorablement. Je quitte cette vie essouflante l'espace d'un instant pour la montagne qui vie à deux temps, le temps du jour et celui de la nuit, le temps du soleil et celui des ténèbres, le temps de la glisse et celui du repos... tout schussss.

9.2.06

La phrase du jour.

Patrick DEVEDJIAN, ce matin, "La Matinale" de Canal + :

"Les coupures de presse sont les blessures dont on guérit le plus vite".