20.3.07

Les Témoins.


Difficile de traiter de l'apparition du SIDA au début des années 80, de la liberté sexuelle héritée de 68, du libertinage, de l'échangisme, de l'homosexualité et la bisexualité, sans tomber dans des clichés. C'est pourtant ce qu'André Téchiné a réussi à faire. Voir le pitch ici. Seul petit regret, on pourrait penser que le virus a été véhiculé essentiellement par la communauté gay, ce qui n'est pas tout à fait exact. Ce film permet de prendre conscience (trop furtivement probablement) du quotidien lié à la maladie, une lente déclinaison du corps et de l'esprit, une issue qui ne laisse aucun doute. J'aurai aimé y trouver en dernière image le visage de Manu, personnage central du film, avec quelques chiffres déroulants ou en voix off à propos des ravages que la maladie a fait en France et dans le monde à l'époque et actuellement.
J'y ai découvert un très jeune acteur, Johan Libéreau, sorte de jeune éphèbe sans age. Déjà vu dans "Douches froides" que je tacherai de voir juste pour le plaisir. Je comprends la frustration d"Adrien (Michel Blanc) de devoir se contenter du plaisir des yeux.

19.3.07

Mint arrête le temps.

Il est 14 heures. Je quitte Bruxelles et me dirige vers le ring. J'ai déjeuné avec mon hôte, séduisant mais énygmatique. Les boulevards sont déserts, et Mint diffuse de la pop rock. J'entends quelques notes de piano, je reconnais aussitôt un de mes airs favoris. Quelques notes pour présenter l'intro puis un message de la radio "Mint arrête le temps". Ils ne croient pas si bien dire. Je suis encore tout songeur suite à une scène surréaliste que je viens de vivre en plein coeur de Bruxelles. Le crooner entame un texte d'à propos "You are so beautifull, to me..."
Joe Cocker m'accompagne, il sait ce qu'il vient de m'arriver, le temps s'est arrêté, il est trop beau pour moi...

14.3.07

Le lundi au soleil.

Lundi, la semaine commence, le soleil brille, un vrai soleil de printemps alors que nous n'y sommes pas encore. Nous sommes le 12 mars 2007. Il y a eu d'autres 12 mars, le 12 mars 1978, il y a 29 ans, un soleil nous quittait pour devenir à tout jamais une légende vivante. J'avais 6 ans mais je me souviens encore.
Je me demande souvent ce que seraient devenus ces légendes vivantes, surtout en 2007 dans cette campagne présidentielle, ces Coluche, ces Thierry Leluron, ces Daniel Ballavoine...
Il n'était pas engagé politiquement mais mieux qu'un Michel Polnareff, il avait un fan club hystérique, des hommes et surtout des femmes qui auraient été prêts à donner leur vie pour leur idôle. Je pense qu'il est impossible de réaliser à quel point le phénomène était important.
C'était il y a 29 ans, personne ne lui a tiré dessus, il ne s'est pas suicidé, il n'a pas eu de maladie ou d'accident de moto. Il a juste changé une ampoule avec les mains humides, un accident domestique, tout bête, qui a fait de lui une légende vivante de la danse, de la musique, du véritable show dansant, un homme de scène et de spectacle comme il en existe peu aujourd'hui...
C'était il y a 29 ans, Claude François nous quittait for ever.

7.3.07

Les yeux de braise.

Ce matin j'ai les yeux rouges. Rouges et secs comme le désert. Je n'aurai pas du mettre mes verres de contact mais en ces jours de météo incertaine, les lunettes ne sont pas très confortables. J'hésite à envisager l'opération de la myopie. J'attends que mon frère, cobaye d'hier, me dise s'il en a été satisfait. Adieu les dépenses inutiles même si l'opération vaut son prix. La myopie disparaitra, l'astigmatie persistera mais je pourrai vivre avec.
Jef quant à lui a cassé ses montures. Il a choisit un modèle rouge. Ca ira bien avec son physique et ça affirmera son caractère. Un rien nous habille ;). Ses yeux seraient pourtant plus beaux sans lunettes, juste nature, comme lui, même s'il a un petit côté sophistiqué ou plutôt soigné. Juste ce qu'il faut mais il n'en faut pas plus, ça le gâterait. Il appartient à ceux qui ont besoin de se rassurer en soignant leur image, c'est important il est vrai mais très vite superficiel. Seul compte ce qu'il a au fond de lui, au fond de son coeur, celui a qui il pense depuis bientôt un mois. L'essentiel est invisible, avec ou sans lunettes.

6.3.07

Déjà le mois de mars et toujours la bonne année.

Nous voici début mars et Ludo nous souhaite toujours une bonne année. Faut il d'ailleurs de limiter au mois de janvier pour se souhaiter les meilleures choses possibles ? Ne dit on pas tous les jours "Bonjour, ça va ? bonne journée". Bonne année, bonne journée, que du bon et du meilleur. En tout cas il met enfin en ligne sa nouvelle version, celle de 2007 qu'il paufine depuis quelques mois. Une vitrine plutôt sombre, noire, peut être symbole d'un état d'esprit. Les autres pages ne sont pas encore en ligne et nous verrons bien si le contenu à été remis à jour. En tout cas il faut toujours preuve de créativité et d'originalité comme à son habitude. Les versions se suivent... et ne se ressemblent pas. Bonne visite.

27.2.07

Dieu réunit ceux qui s'aime.

"Peu m'importe si tu m'aimes, car moi je mourrai aussi..."

Après Edith et Marcel de Claude Lelouch, j'ai vu la Môme. Je connais dorénavant mieux son histoire. Une histoire brisée dès le début, triste à mourir mais une telle passion pour l'Amour, pour la chanson, pour son homme, déjà marié... Elle l'aime tant qu'elle est prête à s'effacer, par amour elle est prête à disparaitre, à aller au bout du monde. Elle a compris ce qu'est l'Amour. Plus rien d'autre ne compte alors. Elle est sincère et ne prend aucun détour, elle est franche et courageuse, elle ne raconte pas d'histoire, ne fait pas de fausses promesses.
Franchise, sincérité et courage. Des qualités essentielles dans l'Amour que beaucoup ne peuvent connaître car ils aiment pour eux-mêmes. Ils n'ont rien compris à l'Amour.
Un formidable hymne à l'Amour qui prouve que peu importe les conditions de vie, les destins, seul compte l'Amour dans notre court passage dans l'Histoire. Toi aussi tu seras enfin heureux quand tu auras compris cela.

"Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Laissez-le-moi
Encore un peu,
Mon amoureux.
Six mois, trois mois, deux mois...
Laissez-le-moi
Pour seulement
Un mois..."

26.2.07

Les Maires sont ils représentatifs du panel Français ?

Il y a quelque chose que j'ai du mal à comprendre depuis quelques semaines. En 2002, Jean-Marie Le Pen est élu au 1er tour de la Présidentielle avec plus de 16 % des voix. En 2007, il aurait du mal à trouver 500 signatures auprès des élus Français, signatures lui permettant de se présenter à la nouvelle élection Présidentielle.
Alors je me demande, les Maires sont ils si différents des 16 % de Français qui ont mis le bulletin Front National dans l'urne le 21 avril 2002 ? L'anonymat les avait peut être rassurés ? De qui ou de quoi ont ils peur en 2007 ?
Une élection peut en cacher une autre, ils pensent déjà à 2008, aux municipales. Belle démocratie ! Entre un Le Pen qui joue tellement au bluf sur son manque de soutien et de médiatisation qu'on finit par ne plus le croire, et des élus qui ne pensent qu'à leur intérêt personnel, notre représentativité est bien gardée. Vive la République, vive la France !

22.2.07

Ton plus fort souvenir depuis 5 ans ?

Cinq années représentent 1825 jours. Est ce que ça fait beaucoup 1825 jours quand on est libre ? Je ne pense pas. Il s'en est passé des choses depuis 5 ans dans nos vies personnelles, dans nos pays, dans le monde.

Quel est ton plus fort souvenir dans les 5 dernières années ?


J'ai du mal à cerner un souvenir précis entre la déclaration de la maladie de maman, des révélations faites à quelques très proches, une rencontre qui a changé ma vie...


Et toi, quel est ton plus fort souvenir depuis 5 ans ?


Et puis il y a ceux qui depuis 5 ans ont une vie volée. Cinq ans qu'ils ne retrouveront jamais. Je pense à Ingrid Betancourt. Quel quotidien vit elle depuis 5 ans, se reveillant chaque matin en se disant que c'est peut être son dernier matin à vivre, son dernier matin à être otage... demain la mort ou la liberté ? A-t-elle peur de mourir ?

Voilà que depuis quelques jours elle revient sur le devant de l'actualité. Pourquoi tout à coup, parce que ça fait déjà 5 ans qu'elle est otage. Parce que nous sommes en campagne Présidentielle.
Va-t-on nous rejouer la scène de 1988 avec la libération de Jean-Paul Kaufmann à la veille de l'élection Présidentielle ? A qui profiterait cette libération ? à Sarkozy sans nul doute mais à quel titre ? ministre de l'Intérieur ? tout ceci n'est pas du tout de son domaine ministériel. A la droite en général ? mais alors pourquoi n'avoir pas obtenu de résultat depuis 5 ans ? En attendant elle s'est reveillée ce matin, une fois de plus, toujours dans la peau d'une otage, c'est son 1 825ème jours de vie d'otage.


21.2.07

Faites tourner le micro.

Petit débat audio-télévisé sur "J'ai une question à vous poser", émission "politique" de TF1 où défilent les candidats à la Présidentielle. Enfin une partie de la centaine de candidats puisque parait il, plus de 100 personnnes veulent vivrent au Palais de l'Elysée pour diriger le pays.
En effet, certains s'étonnent du rôle des journalistes politiques lors de cette campagne, réduits à des débats participatifs. La règle est de donner l'impression que les candidats sont accessibles, proches du peuple, qu'ils sont des gens comme vous et moi. On évite donc soigneusement les débats-duels à la Giscard-Mitterand. A ce propos "Giscard Mitterand actes I et II" au théatre joué par Jacques Weber et Jean-François Balmer fait actuellement un tabac. Ce qu'on pourrait croire être ré-écrit, romancé, parodié pour faire rire le public, n'est que le respect des échanges de 1974 et 1981 entre les deux candidats. 25 ans après finallement tout ceci fait plus que sourrire.
Bref, pour revenir à nos débats politiques, ce sont les Français qui en définitive jouent le rôle des journalistes. Je vote donc j'interviewe. En plus les quelques bons analystes politiques habituels se font bêtement exclure de la campagne (cf les épouses des ministres Schoenberg/Drucker ou ce pauvre Alain Duhamel victime d'un excès de franchise et d'internet). Toujours est il que le petit débat d'hier invitait à réfléchir autour du rôle des journalistes politiques dans cette campagne. Le pauvre PPDA n'est qu'un passeur de micro dans son émission hebdomadaire, ne rappelant le candidat que ponctuellement pour répondre à une question posée, lui montrant le fauteuil de la personne qui désire l'interroger, lui demandant d'accorder 2 minutes pour une page de publicité... Une sorte de chauffeur de salle, sauf que Jean-Pierre Descombes dans ses heures de gloire était un peu plus drôle. Je l'ai même entendu être comparé à Denise Fabre, faut pas pousser non plus.
Patience donc, cette campagne sera bien particulière, on nous innonde de sondage, comme quoi 2002 semble n'avoir servit à rien.

En attendant nous voilà à 8 jours du rendez-vous annuel d'M6. Virginie Efira remplacera plus qu'avantageusement ce pauvre Benjamin Castaldi qui n'était ni bon ni mauvais mais surtout pas drôle. Des émissions qui laissent beaucoup de monde sur le carreau car quand je revois tous les visages des diverses Star Ac ou autre Nouvelle Star on s'aperçoit que beaucoup sont totalement oubliés. Dure loi de la télé réalité. En tout cas il me manque quelques nouvelles de mon candidat fetish de l'an passé, le beau Gaël qui avait pourtant de bonnes chances de percer. La beauté, la voix et le carrisme ne suffisent plus derrière un micro.


Le privilège des... roses.

Il n'y a pas plus beau privilège que celui de recevoir des fleurs. On y voit les symboles qu'on veut bien y mettre, les intentions et les sentiments que chacun veut bien. Toujours est il qu'il n'est jamais un geste anodin.
Christophe est un jardinier d'un écrivain célèbre. Il ose abuser du privilège que Stéphane avait de fleurir la maison de cet écrivain avec quelques jonquilles. Fleurs de printemps, premières fleurs de la belle saison, fleurs forestières et sauvages. Elles sont si simples et si temporaires à la fois.
J'aime les roses, il y en a de toutes les couleurs, il y en a des mitigées. Elles sont belles, elles sont parfumées, elles sont sauvages, raffinées, parfois sophistiquées. La rose est signe d'amour, de tendresse, d'amitié.
Quel privilège de la recevoir, de la regarder, de l'admirer, de la sentir en fermant les yeux, une simple aspiration lente et durable, afin de conserver au plus profond de moi-même son doux parfum impossible à emprisonner définitivement. Elle demande toute une attention particulière pour la protéger le plus longtemps possible. Le privilège suprême serait de pouvoir la maintenir pour l'eternité. La rose est épineuse, sous son air douce et charmeuse c'est une fleur de caractère, elle n'est pas si naïve qu'on veut bien le croire. Quiconque voudrait l'abuser sera bien vite griffé jusqu'au sang, quelques gouttes perleront, un sang rouge, rouge comme la rose de la passion.
J'ai le privilège de la rose, la rose de la passion, elle est importante, essentielle, unique, elle est séduisante. J'en prends soin et je la protège, j'en suis le gardien. "C'est le temps que je perds pour ma rose qui fait ma rose si importante."

7.2.07

C'était en 1980, j'avais 8 ans.

Le macadam de la cour d'école est couleur charbon. Il vient d'être refait. Les vieux platanes ont été remplacés par des plus jeunes tuteurés. Les marelles et autres jeux de l'oie ont été recouverts par ce tapis noir.
Ce qui me surprend le plus ce sont les cris. Six cents enfants qui courrent et s'excitent en attendant que la cloche sonne, c'est un Tsunami sonore qui me tombe dessus dès que je passe la grille de l'école. Tout a changé et pourtant c'est comme il y a 27 ans. Les batiments sont les mêmes, juste rénovés, remis aux normes de sécurité.
Quelques têtes plus ou moins blondes me reconnaissent, viennent me dire bonjour, d'autres jouent au caïd et viennent tourbillonner devant moi juste pour que je leur prête attention. Tout ce bruit et cette agitation me laissent à penser que les enseignants devraient porter des "BAB" de l'armée.
La cloche sonne, les rangs ne se forment pas. La discipline n'est plus ce qu'elle était. Les enseignants arrivent, en retard ; quel exemple. Les "troupeaux" entrent dans les classes, désordonnés, bruyants, agités... On laisse filer. Je suis la classe de mon neveu pour re-découvrir les salles de mon enfance. Tout me semble si petit, ces tables et ces chaises miniatures pour ces enfants d'à peine 8 ans. Il y a dans cette salle un bazard incroyable. Les tables ne sont plus positionnées en rang d'oignon comme autrefois mais par petits groupes : ce doit être les nouvelles méthodes pour le bon équilibre des enfants, l'ouverture aux autres, l'épanouissement des personnalités...
La Maitresses obtient le calme, me présente, "l'oncle de..." qui est venu pour présenter le saxophone dans le cadre du programme de découverte des différentes familles d'instruments de musique.
J'ouvre la valise qui contient mon précieux sax alto, ça brille comme de l'or, la magie commence et oeuvre dans les yeux des enfants. Les questions fuseront, ils veulent voir, toucher, entendre... Ils ont 8 ans à peine. J'étais à leur place, c'était en 1980.

20.1.07

GOOGLE/BLOGGER n'a pas de SAV.

Depuis décembre, blogger.com (fournisseur de blog, propriété de google) propose une version béta de sa 1ère version. Version béta censée être améliorée et meilleure, testée, éprouvée etc. Que neni, ça bricole "grave", des nouvelles fonctionnalités qui ne marchent pas, des anciennes qui disparaissent etc. En gros c'est un retour au HTML pur et à la débrouille. Et comme le HTML c'est pour moi un mélange entre le Russe du IIIème siècle et le latin, on peut imaginer ma joie.
Comme il était proposé avant le passage en béta de faire une sauvegarde, les utilisateurs en panne tentent un retour arrière en reprenant la sauvegarde. Que neni, bis. C'est impossible. La version béta est un non retour obligatoire, une sorte de prise en otage.
Alors on cherche une aide en ligne ou un forum ou un email aux webmasters... on cherche, on cherche. RIEN. Juste quelques questions courantes (en anglais) avec quelques réponses courantes (en anglais). Ha que vois je ? un email, j'écris (en anglais) (et en français, au cas où dans la toute petite société Google, y ait un guss qui parle français, une langue si peu usitée aujourd'hui sur la planète Terre).
Pas de réponse. Un second mail, puis un troisième... ils se lasseront avant moi. Et puis un jour, une réponse (en français, étonnant) pour dire qu'il existe une aide en ligne (les questions et réponses toutes faites mentionnées plus haut) et que personne ne parle français (comprenez chez Google). Pourtant on me répond en français, les ordinateurs ont une intelligence que je ne soupçonnais pas.
Bref, en gros je découvre les joies des quasi-monopoles, et la haine que les "Mac-istes" éprouvent pour Windows. Une chose est sûre, je n'investirai pas en bourse pour une action Google, où alors il faudra me prouver qu'il y a des Terriens derrière ce mot, capables d'apporter des réponses aux questions, de livrer des produits en état de marche, et capable de parler la langue des pays dans lesquels ils livrent leurs produits.
En attendant je me suis débrouillé "myself" et merci à Clo.

16.1.07

Pedj et Kelly.



Un blog découvert il y a quelques semaines grâce au site d'à cause des Garçons, Pedj & Kelly, 2 rugbymen de Montpellier, 100 % hétéros (parait il) mais qui ne se prenne pas au sérieux.
Une idée simple, déjà ancienne, celle du doublage. Les derniers doubleurs un peu délirants étaient Kad et Olivier chez Jean-Luc Delarue. Et bien à leur manière ces deux jeunes athlètes s'approprient la doublure musicale. Ils me font rire et en plus sont plutôt agréables à regarder.
Faites un tour sur leur blog, le temps d'un fou rire.

6.1.07

J'attends.

J'attends. J'attends peut être un changement. Un changement ou plutôt des changements professionnels et personnels, qui se concrétiseront pour les uns au plus tôt en janvier et pour les autres sous des délais non déterminés encore. Ils ne sont pas liés mais pourtant...
2007 sera une nouvelle étape dans ma vie, un nouvel age, un cap que je vais franchir à reculons mais sans en avoir le choix. Je ne veux pas de grande fête, en 2002 les proportions étaient généreuses mais je n'ai plus envie de grands tralala, juste être entouré de mes amis et ma famille.
Je n'irai pas au ski, c'est un luxe que je ne peux me permettre cette année.
Je suis allé aux Folies Bergères où j'ai invité Flo au Cabaret. Moment magique et fantastique, un très beau spectacle qui aurait pû nous rapprocher encore un peu plus. J'y ai découvert le Berlin des années 30, une ville débridée, ouverte aux artistes en tout genre et aux gays. Un peu le Berlin d'aujourd'hui en fait, bien que les cabarets aient bien changé.
6 Janvier, c'est l'Epiphanie, Rois mages et galettes, dans moins de 8 jours les crèches et guirlandes lumineuses auront disparus des rues, jardins et maisons.
C'est aussi l'heure des voeux, des souhaits, des bonnes résolutions. Après la frénésie des sms du reveillon, les cartes de voeux vont voyager à travers le monde et acheminées par nos facteurs.
A propos des bonnes résolutions, on dit que les salles de sport connaissent deux pics d'inscription, à la rentrée de septembre et après le nouvel an. Inscriptions faites pour des mois d'abonnement mais avec une fréquentation qui très vite s'essoufle. Une activité saisonnière pour les directeurs de salle mais qui rentabilise bien vite les équipements. C'est là aussi un luxe dont je n'ai pas les moyens. Le sport devra donc se faire gratuitement entre fonte et pack d'eau. La sueur est bien meilleure à la maison.
J'attends aussi l'interview de Pascal Sevran vendredi prochain chez JMM. J'ai aperçu au zapping son explication dans +clair, il aura au moins eu le mérite d'être plus clair dans ses propos polémiques. Quelle idée a t il eu d'utiliser des termes si provocants que l'opinion n'est pas en mesure de comprendre ? il va payer cher son engagement je pense.
J'attends de rencontrer Hendrick, Sylvain, Cédric et quelques autres qui deviendront Renard ou Serpent. "C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante !"

23.12.06

Bon, un noir déjà, mais un homosexuel...

Sixième édition du grand show annuel de TF1. Sixième gagnant, 4 filles, 2 garçons, on a déjà oublié les prénoms de quelques un(e)s. Stars éphémères, stars d'une saison, stars sans lendemain. Ils sont et seront ce que le public veut bien faire d'eux. Le talent ne suffit pas, le public est intransigeant et vote selon ses propres critères, références sociales, mimétisme, la télévision vulgarise la starisation mais rend la légende éphémère.
C'est donc Cyril, mon candidat préféré, je dois bien l'avouer, depuis quelques semaines, qui l'emporte pour cette nouvelle édition. Une sixième édition qui a eu le mérite de relancer tout l'intérêt de l'émission avec des élèves déjà expérimentés et pour certains plus agés et plus mûrs.
Pourtant c'est un jeune de 19 ans qui se retrouve projetté en un soir à la tête d'un million d'euro. Formidable victoire pour lui qui a souffert de son image pataude, d'une voix peu virile mais tellement pure, d'une couleur qui ne s'ignore pas, d'une sexualité qu'on ne choisit pas... J'aurai aimé pronostiquer cette victoire, mais le doute m'a envahit en consultant les votes sur le blog de JMM qui donnait Dominique largement victorieuse. Le public d'un vote gratuit n'est donc définitivement, pas le même que celui d'un vote payant d'autant que les DOM TOM auraient votés en masse pour l'enfant du pays.
TF1 chaine privée mais ô combien conventionnelle ose la différence et les Français assument enfin les différences, après une Magalie aux formes généreuses, c'est donc un garçon, de couleur, et gay qui remporte la victoire de la plus célèbre et plus vieille émission de Real TV du PAF. Les gays peuvent penser que les mentalités évoluent pourtant il ne devait pas y avoir beaucoup de klaxon et de "rainbow fly" hier soir dans le marais Parisien.
Cyril a été artistiquement à la hauteur de ce qu'exige le programme, malheureusement je ne pense pas qu'il ait l'envergure d'une carrière solo, il fera sans nul doute un très bon artiste pour une comédie musicale par exemple.
Il n'en reste pas moins que comme je l'ai écrit il y a quelques semaines, il me trouble par sa ressemblance, au delà du physique, avec un vieil ami (le mauvais caractère en moins) qui lui aussi à de l'or entre les doigts mais qui fait tout pour l'ignorer. Peut être que lui aussi un jour, acceptera simplement ce qu'il est, se laissera doucement approcher, séduire et apprivoiser, alors lui aussi sera une "star" lumineuse dans le ciel de ceux qui l'entoure. Une nouvelle étoile dans le ciel du Petit Prince.

16.12.06

Si nous avions sû il y a 10 ans...

Nous étions jeunes et insouciants. Il y a 10 ans une rencontre allait changer la vie de deux adolescents qui allaient commencer un chemin ensemble. Ils n'imaginaient certainement pas que 10 ans après ils chemineraient encore ensemble. La famille s'est aggrandie depuis.
A cette époque j'occupais plus mon temps après que pendant le travail. J'étais bien plus serein ou peut être naïf et innocent. Je n'avais pas rencontré l'Amour, je n'avais pas rencontré la passion, ni la trahison. C'était un autre temps, ni meilleur ni moins bien qu'actuellement, un temps différent.
Je me souviens de mon début de parcours professionnel, mes hésitations, mes incertitudes. Déjà mon recul, mon regard pausé qui observe, spectateur de la scène qui se jouait devant moi. Je m'amusais déjà d'observer, d'analyser, parfois transparent mais tellement jubilatoire. Une sorte de passivité qui me joue des tours de temps à autre. La culture de l'autre, l'écoute, rester attentif, anticiper sans cesse toujours et encore. Anticiper, voilà certainement le plus difficile à vivre. Un mélange de force et de faiblesse. Prévoir est rassurant mais tellement usant, il faut tout imaginer, étudier toutes les hypothèses, s'y préparer, même au pire, maîtriser le risque et l'inconnue, tout faire pour quelque part ne pas affronter ses peurs.
Et puis aujourd'hui, constater que peu de choses ont changé, mais que la sérénité s'installe, qu'anticiper ne sert à rien ou presque, mais que les peurs se font plus silencieuses, plus discrètes. Je m'amuse toujours autant depuis mon observatoire, à regarder le film de la vie se jouer sous mes yeux. Quelle spectacle extraordinaire que tous ces mortels qui s'emmurent et se protègent comme s'ils ont l'éternité devant eux. Je pense à Ulysse qui avait rencontré un homme sur une planète, condamné à refaire sans cesse le même geste, pour l'eternité, pousser une boulle au fond d'un gouffre avant qu'une nouvelle boulle ne réapparaisse en haut du goufre. Sorte de prémice des temps modernes.
Il m'est impossible de me remémorer parfaitement ce que j'ai vécu depuis 10 ans bien que j'allais prendre une décision importante pour ma sécurité et les années à venir. Que de moments vécus depuis. Je ferai certainement le même constat dans 10 ans en me disant "Si nous avions sû il y a 10 ans..."

La violence dans tous ses états.

La soirée a pourtant été agréable. Je me demande parfois si je fais bien d'être si prévenant et si disponible pour Flo. J'ai joué le taxi depuis la gare. Ses cheveux ont poussé et c'est la première fois que je le vois ainsi. Je vois bien que je ne suis pas objectif et que je perds mes moyens. Nous dinions dans cette chaine de supermarché. Comme toujours il parle fort mais peu importe. Je n'ai d'yeux et d'oreilles que pour lui. Il est jeune, insouciant et si drôle. Il me raconte une fois de plus les dérapages de sa relation. Je ne dis plus rien, il ne m'écoute plus. Une nouvelle étape est franchie, celle de la violence. Anodine à l'écouter, pourtant c'est exactement ce que je lui avais prédit : la reproduction de ce qu'il a vu plus jeune, un père violent avec sa femme. Plus j'irai à contre courant, plus il aura de la force pour s'accrocher. Je fais donc le choix de me taire. Il se persuade d'un amour qui n'existe pas, il attend des choses qui ne viennent pas, il idéalise celui qui est sournois et petit à petit le façonne et le manipule. Flo a changé en quelques mois, il n'aurait jamais accepté ça en début d'année. Il ne se reconnaitrait pas. Il était beau hier soir, j'ai pensé à lui ce matin en passant en voiture, pas loin de son lit dans lequel il devait dormir profondément. Je patiente encore, mais pour combien de temps. J'ai peur de devoir couper les ponts pour nous protéger.

Au fond, je ne sais pas ce qu'il a écrit ou pas écrit, ce qu'il a dit ou n'a pas dit. Mais c'est une bombe qui fait jaillir toute la haine que l'Homme peut avoir en lui. Est ce une haine sur les propos eux-mêmes ? est ce de l'homophobie cachée ? est ce envers l'homme lui-même, son age, ce qu'il représente dans ses émissions...? Je n'ai pu m'empecher de réagir à cette violence et puis la raison m'a apaisée. Je n'entre plus dans ce jeu où je ne veux pas aller. Qu'on m'y amène ne servira à rien. J'ai honte, honte d'eux, de ce qu'ils disent et écrivent, honte qu'ils ne sachent pas expliquer pourquoi, honte que le débat ne veuille plus rien dire pour beaucoup, honte qu'on crache, qu'on tape, qu'on salisse et qu'on ne parle pas.
J'ai compris ce qu'a voulu dire Sevran si maladroitement sur la fécondité Africaine. Au-delà d'une gestion artificielle de la démographie, il aurait pu s'appuyer sur les MST mais visiblement ça n'effraie personne ; l'Afrique c'est tellement loin... Et puis Sevran dérange, lui qui est passé de Mitterand à Sarkozy, passer de gauche à droite serait bien la preuve d'une instabilité, non ?
Sevran est assez grand pour se défendre seul et assumer ses propos s'ils sont ceux colportés par une presse assassine. JMM pourtant, que je croyais être un ami de Sevran (et je pense qu'il l'est encore), a pourtant largement contribué sur son blog et sur Europe 1, à envenimer cette polémique. Lui qui a souffert de son emission people sur TF1 jusqu'à en perdre sa place, lui qui a fermé en avril dernier son blog suite à des soi-disant "blessures" après des attaques de 2 journalistes de Libération, celui là même semble avoir la mémoire courte et retomber lamentablement ces derniers temps dans le people et le scandale.
J'en veux pour preuve un sujet sur Marie Drucker et François Baroin mis en ligne puis censuré, puis retiré, puis remis en ligne de façon épurée... Décidement on commet irrémédiablement les mêmes erreurs. L'Histoire devrait nous servir de mémoire et d'expérience mais l'amnésie nous gagne à chaque instant. Nous en avons encore eu la preuve cette semaine avec un grand forum des plus grands révisionnistes de la planète. Triste époque.

Et puis il y a eu le clin d'oeil de la semaine, ce coup médiatique formidable de la RTBF mettant le chao dans le pays en moins d'une demie-heure. Le Roi est en fuite au Zaïre (ancien Congo Belge), la Flandre a autoproclamé son indépendance (depuis le temps qu'elle en rêve)... Seul petit oubli, que devient la Wallonie ? Indépendante par la force des choses ou en demande de rattachement à un pays voisin ? Au delà du fond du débat qui ose clairement être posé sur la table puisque les politiques Belges refusent d'en parler ailleurs que dans les couloirs, il y a une audace incroyable d'une chaine publique de créer un tel canular.
En France aucune chaine du groupe France Télévision n'oserait faire ça, même pas TF1 qui se veut une chaine relativement convientionnelle, seule Canal + dans ses heures de gloire, au début des années 90 aurait pu oser une telle action. Chapeau la RTBF ! Reste à savoir si au-delà de la stupeur et du mécontentement de la plupart des Belges sur la méthode appliquée (89 % ont cru jusqu'au bout à la véracité de l'information, très bien menée d'ailleurs) le débat sur le devenir des 2 communautés sera bien étudié par les politiques. Affaire à suivre...

MAM ne se présentera pas.

Si tu ne veux pas affronter ton adversaire dans un combat, organise un duel avec ton (meilleur) ami. Un débat plutôt "conventionné" où ton ami jouera l'avocat du diable pour que tu puisses exprimer le meilleur de tes idées et propositions.
C'est en quelque sorte ce qui se passe actuellement à l'UMP. MAM ne se présentera pas, j'en suis intimement convaincu. Elle est là pour permettre à Nicolas Sarkozy d'exprimer ses idées et son programme pour la Présidentielle. Et comme il est bien trop tôt pour aller affronter publiquement Ségolène Royal, l'UMP a fait le choix d'exprimer une pseudo-concurrence interne qui disparaîtra d'ici janvier. L'union des ex-candidats marquera la fin de la compétition interne. Tous unis derrière le candidat unique de la majorité, seuls quelques candidats de peu de poids maintiendront une candidature hors UMP.
Viendra ensuite le temps d'affirmer un programme plus en détail, de lancer à travers la France tous les VRP et ambassadeur du candidat unique pour convaincre les comités locaux et enfin d'affronter Ségolène Royal dans des débats télévisés. Attention il ne faudra pas oublier d'autres candidats qui pourraient jouer un rôle clé pour le second tour.
Sarkozy dérange, même au sein de la majorité, mais force est de constater qu'il est actuellement le plus populaire. Il faudra bien mettre les fiertés de côté pour faire gagner le parti. Espérons que même Chirac joue le jeu. On sait très bien qu'il a contribué à faire gagner Mitterand en 1981 et que ce dernier lui à rendu la pareille en 1995 pour faire perdre Jospin. La guerre des chefs d'Etat pourtant au service des citoyens.
En attendant nous perdons nos chanteurs et autres fortunes soumis à l'ISF.

6.12.06

Quelque chose en toi, ne tourne pas rond.



"Quelque chose en toi ne tourne pas rond, un je ne sais quoi qui me laisse con. Quelque chose en toi ne tourne pas rond mais autour de moi tout tourne si rond."

Hier soir, 17h30, le parking du supermarché est aussi sombre qu'une nuit sans lune. Les bureaux ne sont pas vides qu'il fait déjà un noir d'encre. Il ne fait pas froid mais cette nuit ambiante est assomante. Il règne un goût de nuit polaire, une vie sans soleil, une vie sous-terraine, "under-world". Quelque chose ne tourne pas rond. Les caddies se pressent, se bousculent et s'entre-choquent. L'euphorie de Noël est bien là. Les rayons débordent de futilités et de douces attentions. Tout à coup il y a du pouvoir d'achat aux caisses du supermarché et les tickets de caisse sont à 3 chiffres.

"Des balles doum doum aux roues des bagnoles, au rythme tchouc tchouc du train des Batignolles, au murmure de la ville au matin des nuits folles rien ne t'affole."

Paroles d'accusé samedi dernier sur Europe 1. Elle a tué la maitresse de son ex-mari. Elle a une voix douce et tremblante, l'émotion la gagne à chaque instant. On n'imagine pas en l'entendant qu'elle ait pu faire un tel acte. Elle raconte, elle explique le déroulement de sa folie meurtrière. Elle menace de pleurer à chaque instant. Elle a la voix d'une jeune femme, pure et naïve. On lui donnerait le bon Dieu sans confession et pourtant... Quelque chose en toi ne tourne pas rond.

Le journaliste ne la juge pas, il l'écoute et l'aide à se confier. L'auditeur se demande si nous sommes tous capable de plonger dans la folie meurtrière à tout instant. L'esprit est il si fragile ?

"Et j'aime encore mieux ça, oui je préfère ça. Oh j'aime encore mieux ça, oui j'aime encore mieux ça. Car ça c'est vraiment toi. Ça se sent, ça se sent que c'est toi et rien d'autre que toi, non rien d'autre que toi... Que toi, non rien d'autre que toi... Que toi, non rien d'autre que toi !"

Je relis mes premiers posts, il y a deux ans déjà. Un long dimanche de fiançailles m'avait inspiré. Je l'ai revu dimanche dernier. "Feu mes parents, feu mes parents..." une histoire simple, un quotidien d'après guerre qui met en lumière l'importance des témoignages. Je reste fasciné sur la longue et laborieuse enquête menée à travers un pays aussi grand que la France. Comment est ce réellement possible ? Ca me fait penser à la Bible vieille de plus de 2000 ans qui n'est peut être pas si déformée ou romancée qu'on pourrait le croire. Par amour on soulève des montagnes, on va au bout du monde, on ne perd pas espoir, on se bat, on pardonne, on laisse les bavards parler et se décourager, on apprend la patience, on renforce ses sentiments, on est pugnace, on mène son enquête, on donne sa vie... "S'il n'a pas plu avant midi c'est qu'il est encore vivant", "S'il ne fuit pas c'est qu'il m'aime encore". J'aime encore mieux ça, oui je préfère ça, j'aime encore mieux ça, que toi, non rien d'autre que toi, que toi. Quelque chose en toi, ne tourne pas rond.


2.12.06

Sensualité et pénombre.

"Elle a éteint la lumière et qu'est ce qu'elle a bien pu faire, juste après..." Elle est allée prendre l'air, loin des odeurs d'ether et de sang. Elle a allumé une cigarette abritée sous le haut vent des urgences en pensant à son militaire qui lui manque déjà. Elle veut un enfant de lui mais ne voudrait pas un orphelin. Son quotidien est envahit par la maladie, les accidents et la mort. Elle vient pourtant d'assister à la vie, un garçon que sa mère appellera Noé. Un enfant né sans père et dans une grande difficulté mais qui est sauvé.
Elle veut sauver d'autres Noé, aider les mères abandonnées, battues. Elle trouve son combat bien plus juste et utile que celui de son militaire, pauvre soldat de plomb et de chair soumis aux défenses des intérêts économiques.
Elle est restée seule, dans le noir, tout juste à l'abri du vent et de la pluie, la peau humide et parfumée.
Elle est restée seule, à rêver, à n'aimer que celui dont elle veut un enfant.